Publié le 7 octobre 2025 à 16h57. Le titre Oracle plonge en bourse après la révélation de marges plus faibles que prévu dans son activité de cloud computing, malgré une forte demande liée à l’intelligence artificielle.
- Les actions d’Oracle ont chuté jusqu’à 7,1% mardi, entraînant également une baisse de 0,6% pour Nvidia.
- L’entreprise enregistre des pertes sur la location de certains processeurs graphiques Nvidia, même les plus récents.
- Oracle a pourtant vu ses revenus augmenter de plus de 60% cette année grâce à l’engouement pour l’IA.
Les investisseurs s’inquiètent de la rentabilité de la stratégie d’Oracle dans le domaine du cloud, malgré une croissance impressionnante de ses revenus. Des informations internes révèlent que les marges bénéficiaires de l’activité cloud d’Oracle sont inférieures aux attentes de Wall Street.
Selon des documents d’entreprise consultés par Bloomberg, Oracle a généré environ 900 millions de dollars de revenus grâce à la location de serveurs équipés de puces Nvidia au cours du dernier trimestre (se terminant en août). Cependant, les bénéfices bruts ne s’élèvent qu’à environ 125 millions de dollars. Dans certains cas, l’entreprise subirait des pertes « considérables » sur la location de petites quantités de puces Nvidia, y compris des modèles anciens et nouveaux.
Un porte-parole d’Oracle n’a pas souhaité commenter ces informations. Cette nouvelle intervient alors que les actions d’Oracle ont connu une forte progression cette année, dopées par l’essor de l’intelligence artificielle. Le mois dernier, la société avait même prédit une augmentation de 700% de ses revenus dans le secteur du cloud computing au cours des trois prochains exercices, ce qui avait entraîné une hausse de 36% de l’action le 10 septembre.
Les dépenses importantes liées à l’acquisition de puces et au renforcement de la capacité de ses centres de données pèsent sur la marge brute globale d’Oracle, qui est tombée à 67,3%, son niveau le plus bas depuis plus d’un an.
Oracle est également impliqué dans d’autres projets d’envergure, comme un accord avec OpenAI, l’entreprise à l’origine de ChatGPT, pour lui fournir une capacité de 4,5 gigawatts (soit l’énergie nécessaire pour alimenter des millions de foyers américains) de centres de données. De plus, l’entreprise fait partie d’un consortium qui s’apprête à finaliser l’acquisition des activités américaines de TikTok, la plateforme de médias sociaux.
