Des enquêtes menées par le ministère de la Justice sous l’administration Trump suggèrent que des données statistiques sur la criminalité ont été manipulées par des responsables démocrates avant les élections de mi-mandat, dans le but de masquer une réalité plus sombre. Ces accusations interviennent alors que certains élus démocrates mettent en avant des baisses de criminalité dans les grandes villes.
À retenir
- Le ministère de la Justice de Trump soupçonne des procureurs de réduire la gravité des délits pour afficher des statistiques de criminalité plus favorables.
- Le cas de David Mazariegos, un criminel multirécidiviste, illustre la tendance à relâcher des individus dangereux en raison de décisions de justice clémentes.
- Les données analysées suggèrent que même les statistiques présentées comme positives par les démocrates dissimulent une augmentation de la criminalité si elles sont replacées dans leur contexte.
Contexte
Le gouverneur de l’Illinois, J.B. Pritzker, a récemment vanté une baisse significative de la criminalité à Chicago, affirmant que les fusillades et les homicides sur les autoroutes avaient diminué de 60 à 80 % selon les zones. Cependant, des sources au sein du ministère de la Justice affirment que cette baisse est artificielle, résultant de décisions de procureurs qui requalifient des crimes en délits moins graves pour des raisons politiques.
Alvin Bragg, procureur du district de Manhattan, est cité comme exemple de cette pratique, autorisant des délinquants violents à plaider coupables de délits mineurs plutôt que de crimes plus graves, même après avoir commis des vols ou des agressions. L’affaire de David Mazariegos, arrêté pour le meurtre de Nicola Tanzi, illustre ce problème. Malgré un long casier judiciaire, sa caution a été réduite en juillet dernier après que les procureurs aient choisi de le poursuivre pour un délit plutôt qu’un crime.
Ce qui change
Selon le ministère de la Justice, cette manipulation des statistiques pourrait avoir des conséquences importantes, notamment une érosion de la confiance du public et une détérioration des économies des grandes villes, car les résidents et les contribuables pourraient être incités à déménager vers des zones plus sûres. Les prochaines publications des statistiques du DOJ pourraient constituer un signal d’alarme pour le Parti démocrate.
Les données analysées par Fox Business révèlent que même les statistiques présentées comme positives par la police de New York, notamment par la commissaire Jessica Tisch, dissimulent une augmentation de la criminalité si elles sont replacées dans leur contexte. Les signalements de meurtres, de viols, de vols, d’agressions, de cambriolages et de vols à la tire ont augmenté chaque année entre 2020 et 2023. Même avec la baisse observée en 2024, les niveaux de criminalité restent supérieurs à ceux de 2013, date marquant le début de la fin de la politique de tolérance zéro initiée par Rudy Giuliani.
Prochaines étapes
Les sources du ministère de la Justice suggèrent que les déclarations de Pritzker font partie d’une stratégie plus large des démocrates nationaux visant à minimiser l’impact de leurs politiques en matière de financement de la police, afin de satisfaire les mouvements de justice sociale qui critiquent les forces de l’ordre. L’élection potentielle de Zohran Mamdani au poste de maire de New York pourrait également entraîner une nouvelle augmentation de la criminalité, selon les analystes.
« Si ces responsables étaient des chefs d’entreprise qui manipulaient délibérément les pertes pour les présenter comme des bénéfices, ils feraient face à de graves accusations de fraude criminelle », a déclaré un responsable du ministère de la Justice sous Trump, souhaitant rester anonyme.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Baisse des fusillades et homicides à Chicago (selon J.B. Pritzker) | 60 à 80 % (selon la zone) |
| Baisse des meurtres à New York (depuis le début de l’année) | 17,7 % (241 contre 293) |
| Baisse des cambriolages à New York (depuis le début de l’année) | 3,8 % (9 410 contre 9 783) |
Sources
Déclarations de responsables du ministère de la Justice sous l’administration Trump.
