Publié le 16 décembre 2025 à 20h03. Angelina Jolie dévoile pour la première fois les cicatrices de sa mastectomie préventive dans le premier numéro de Time France, un geste fort qui coïncide avec la sortie de son nouveau film sur le cancer.
- L’actrice américaine partage une image intime de ses cicatrices, encourageant la sensibilisation au cancer du sein et à la prévention.
- Son nouveau film, Couture, explore le thème du cancer à travers le destin de personnages confrontés à la maladie.
- Angelina Jolie plaide pour un meilleur accès aux tests génétiques BRCA, liés au cancer du sein et des ovaires.
Angelina Jolie brise le silence et dévoile une cicatrice longtemps cachée. Dans un entretien exclusif avec Time France, l’actrice américaine a accepté de montrer les marques laissées par la mastectomie préventive à laquelle elle s’est soumise en 2013. Un témoignage poignant qu’elle partage avec les femmes touchées par cette maladie.
« Je partage ces cicatrices avec beaucoup de femmes que j’aime. Et je suis toujours excitée quand je vois d’autres femmes partager les leurs. Je voulais les rejoindre, sachant que Time France partagerait des informations sur la santé du sein, la prévention et les connaissances sur le cancer du sein. »
Angelina Jolie
Time France souligne que cette démarche est un « symbole d’espoir » et une « force » de la part de l’actrice, qui « promeut l’accès à l’information et la prévention du cancer du sein, le cancer féminin le plus répandu dans le monde et la principale cause de mortalité par cancer chez les femmes ». L’annonce de cette exclusivité intervient alors qu’Angelina Jolie est à l’affiche de Couture, un film réalisé par Alice Winocour, dans lequel elle incarne une réalisatrice américaine atteinte d’un cancer.
Déjà en 2013, la révélation de sa double mastectomie préventive avait eu un impact significatif en France, entraînant une augmentation de 20 % des dépistages du cancer du sein, selon le magazine.
Dans Couture, Angelina Jolie explore les épreuves de la maladie à travers le personnage de Maxine Walker. « C’est une histoire très personnelle pour moi ; j’ai immédiatement ressenti un lien profond avec Maxine Walker, mon personnage », a-t-elle confié. Pour l’actrice, « les épreuves, les maladies et les douleurs font partie » de l’existence, « mais ce qui compte, c’est la façon dont on y fait face ». Elle rappelle également avoir subi l’ablation de ses ovaires et des trompes de Fallope en 2015, par mesure de prévention face au risque de cancer.
L’actrice a également évoqué l’expérience de sa mère, atteinte d’un cancer de l’ovaire pendant des années. Elle se souvient que sa mère lui avait exprimé son souhait de ne plus être définie par sa maladie. « Un soir, alors qu’ils l’interrogeaient sur sa chimiothérapie, elle leur dit « très excitée » qu’elle aurait préféré « qu’on lui parle d’autre chose, parce qu’elle avait l’impression que la maladie devenait toute son identité » », a-t-elle raconté.
C’est pourquoi elle se réjouit que Couture « montre la vie » et qu’il offre une « perspective lumineuse » sur la maladie. Elle défend également l’importance d’un accès facilité aux tests génétiques BRCA, qui permettent de détecter une prédisposition au cancer du sein et des ovaires. « Toutes les femmes devraient pouvoir décider de leur santé et disposer des informations nécessaires pour prendre leurs propres décisions : les tests génétiques et les programmes de dépistage doivent être accessibles et abordables pour les femmes présentant des facteurs de risque évidents ou des antécédents familiaux importants », a-t-elle insisté. Elle conclut en affirmant que son témoignage de 2013 avait pour objectif d’« encourager une prise de décision éclairée ».
