Publié le 14 décembre 2025 à 15h09. Deux soldats américains ont été tués et trois autres blessés lors d’une embuscade menée par des combattants de l’État islamique (EI) au centre de la Syrie, suscitant une promesse de riposte du président Donald Trump.
- Une embuscade de l’EI a coûté la vie à trois Américains et blessé trois autres soldats.
- Le président Trump a annoncé qu’une réponse serait apportée à cette attaque.
- L’incident s’est produit lors d’une patrouille conjointe avec les forces syriennes près de Palmyre.
L’attaque, survenue samedi 13 décembre, a visé un groupe de soldats américains effectuant une patrouille conjointe avec des forces syriennes dans le centre de la Syrie, près de la ville historique de Palmyre. Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé les décès et les blessures, après que des médias syriens d’État aient fait état d’une attaque ayant touché des soldats américains et syriens.
Selon le CENTCOM, l’attaque a été perpétrée par un combattant de l’EI qui a ensuite été tué lors d’une fusillade. Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a précisé que l’attaque s’est produite alors que les troupes américaines rencontraient des responsables locaux pour soutenir les opérations antiterroristes. L’envoyé américain en Syrie, Tom Barrack, a quant à lui décrit l’embuscade comme visant une « patrouille conjointe américano-syrienne ».
Le président Donald Trump a réagi avec fermeté à la nouvelle, promettant une riposte.
« Nous riposterons »,
Donald Trump, président américain
a-t-il déclaré aux journalistes à la Maison Blanche, exprimant son deuil pour la perte de « trois grands patriotes américains » et adressant ses prières aux trois blessés, dont l’état serait stable. Quelques minutes plus tard, il a réitéré son avertissement sur les réseaux sociaux, qualifiant l’incident d’« attaque de l’État islamique contre les États-Unis et la Syrie » et annonçant de « très graves représailles ».
L’EI n’a pour l’instant pas revendiqué publiquement la responsabilité de l’attaque. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Shaibani, a cependant condamné l’incident et exprimé ses condoléances.
« Nous transmettons nos condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au gouvernement et au peuple des États-Unis, et nous espérons que les victimes blessées se rétabliront rapidement »,
Asaad al-Shaibani, ministre syrien des Affaires étrangères
a-t-il déclaré sur X.
Cet incident intervient dans un contexte de tensions persistantes en Syrie, où les forces dirigées par des islamistes ont renversé le président Bachar al-Assad en décembre dernier, ravivant les liens du pays avec les États-Unis. Des responsables militaires syriens ont indiqué que l’attaque s’était produite lors d’une réunion entre des officiers syriens et américains sur une base syrienne à Palmyre. Selon un porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Anwar al-Baba, les forces de la coalition internationale avaient été averties d’une possible infiltration de l’EI dans la région désertique, mais n’avaient pas tenu compte de ces avertissements.
Les blessés ont été évacués vers la base d’Al-Tanf, dans le sud de la Syrie, où sont stationnées les troupes américaines dans le cadre de la coalition mondiale contre l’EI. Palmyre, autrefois sous le contrôle de l’EI, abrite de nombreuses ruines classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont une partie a été détruite lorsque le groupe terroriste contrôlait la région il y a dix ans.
