Neon Inferno, un nouveau jeu de tir cyberpunk à l’esthétique rétro, impressionne par son travail artistique mais peine à convaincre en termes de gameplay, malgré des idées originales.
Le jeu, développé par le studio Zenovia, composé de créateurs répartis aux quatre coins du monde (États-Unis, Royaume-Uni, France, Afrique du Sud, Brésil, Uruguay et Japon), rend hommage aux classiques du genre tels que Contra, Metal Slug et Gunstar Heroes. L’équipe, visiblement passionnée par l’imagerie des jeux d’arcade des années 1990, a réussi à recréer une ambiance visuelle époustouflante, avec une attention particulière portée aux détails et aux animations.
Dans Neon Inferno, le joueur incarne l’un des deux assassins, Angelo ou Mariana, qui acceptent des contrats dans un bar et affrontent des gangs, des criminels et une police corrompue. Si le début du jeu offre une certaine liberté dans le choix des missions, l’histoire devient plus linéaire par la suite, ce qui peut sembler décevant compte tenu du potentiel initial. De plus, le scénario ne diffère pas selon le personnage choisi.
Le gameplay repose sur un déroulement de gauche à droite, avec la possibilité de tirer sur les ennemis devant et derrière soi. Le jeu introduit une mécanique d’aimer dans le décor, une fonctionnalité rare dans les jeux en 2D. Cependant, cette idée, bien que séduisante sur le papier, se révèle maladroite en pratique. Le joueur doit appuyer sur un bouton d’épaule et manipuler une visée imprécise, ce qui interrompt le rythme de l’action et peut s’avérer frustrant, surtout lorsque l’écran est saturé d’ennemis.
Une autre particularité du jeu est l’utilisation d’une épée qui déclenche un mode ralenti lors de la déviation de projectiles verts spéciaux. Cette fonctionnalité est intéressante, car elle permet de rediriger les tirs, y compris vers l’arrière-plan, mais elle est limitée par un temps de recharge.
Le jeu propose également des niveaux de véhicules, où le joueur doit poursuivre des ennemis tout en évitant de blesser des passants. L’univers cyberpunk est omniprésent, avec des adversaires souvent robotiques ou équipés de technologies futuristes.
L’achat de munitions spéciales avant chaque niveau peut s’avérer utile, mais leur quantité limitée et l’impossibilité de les conserver pour la mission suivante peuvent être frustrantes, d’autant plus que l’argent gagné en accomplissant les niveaux est peu abondant.
Neon Inferno est un jeu difficile, mais cette difficulté est souvent punitive. Sur le niveau de difficulté normal, la mort oblige à recommencer le niveau entier, ce qui peut décourager les joueurs.
Le mode coopératif local est disponible, mais son intérêt dépend de la qualité du partenaire de jeu. En l’absence d’un coéquipier, le joueur devra se contenter d’une expérience solo.
Sur le plan technique et artistique, Neon Inferno est une réussite indéniable. Les graphismes sont exceptionnels, avec un niveau de détail impressionnant et des animations soignées. La bande-son, composée de morceaux électroniques énergiques, s’intègre parfaitement à l’ambiance du jeu. Cependant, malgré ces qualités, le jeu manque de plaisir à jouer. Comme le souligne l’adage, aussi beaux soient les graphismes, un gameplay médiocre finit par ruiner l’expérience.
En bref : Neon Inferno propose des graphismes 2D parmi les plus aboutis jamais vus dans un jeu vidéo, mais souffre d’un gameplay frustrant et d’une difficulté excessive.
Points forts :
- Des visuels époustouflants, avec un niveau de détail incroyable et des animations soignées.
- Une grande variété de niveaux et d’ennemis.
- Un mode coopératif amusant avec le bon partenaire.
- Une bande-son de qualité.
Points faibles :
- Un gameplay peu agréable, avec trop d’éléments à l’écran, des commandes de visée irritantes et une difficulté punitive.
Note : 5/10
Formats : PlayStation 5 (testé), Xbox One, PlayStation 4, Nintendo Switch, Xbox Series X/S et PC
Prix : 15,99 £ (environ 18,50 €)
Éditeur : Screenwave Media
Développeur : Zenovia
Date de sortie : 20 novembre 2025
Âge recommandé : 16 ans
