Publié le 4 décembre 2023 14:15. Vladimir Poutine a jugé « très utiles » des discussions avec des émissaires américains sur des propositions de paix, tandis que l’OSCE se prépare à un éventuel déploiement en Ukraine pour surveiller un futur cessez-le-feu, face à une situation militaire toujours tendue.
- Vladimir Poutine a qualifié de « très utiles » ses entretiens avec Jared Kushner et l’envoyé américain Steve Witkoff, évoquant des suggestions issues des discussions du président Donald Trump en Alaska.
- L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) se prépare à un possible déploiement pour surveiller un futur cessez-le-feu en Ukraine, bien que cet objectif ne soit pas encore atteint.
- La Grande-Bretagne et la Norvège renforcent leur coopération maritime pour protéger les zones stratégiques contre les menaces russes, notamment par la création d’une flotte commune de frégates anti-sous-marines.
Le président russe Vladimir Poutine a évoqué des échanges « très utiles » avec Jared Kushner et l’envoyé américain Steve Witkoff, des discussions qui, selon l’agence de presse RIA, ont porté sur des propositions de paix basées sur des suggestions formulées au président américain Donald Trump lors d’une rencontre en Alaska. Aucun détail précis sur le contenu de ces propositions n’a été divulgué.
Parallèlement, l’OSCE se prépare à un éventuel déploiement en Ukraine pour surveiller un futur cessez-le-feu. Elina Valtonen, présidente actuelle de l’OSCE et ministre des Affaires étrangères finlandaise, a déclaré que l’organisation était prête à intervenir, même si l’objectif d’un cessez-le-feu n’est pas encore atteint. « Mais nous sommes prêts », a-t-elle affirmé avant le début de la réunion annuelle de l’organisation à Vienne.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a souligné l’importance de soutenir l’Ukraine dans les négociations pour mettre fin à la guerre. Il a également indiqué que l’OSCE pourrait être un outil précieux pour garantir et surveiller un éventuel cessez-le-feu, tout en reconnaissant que son déploiement n’est pas encore certain. « Mais il est important de prendre des précautions dès maintenant », a-t-il insisté.
Sur le terrain, la situation reste critique. Selon le chef de l’armée ukrainienne, Olexandr Syrskyj, les troupes ukrainiennes maintiennent leurs positions au nord de Pokrovsk, une ville de l’est du pays où les combats sont particulièrement intenses. Il a souligné l’importance de l’organisation de routes d’approvisionnement, de l’évacuation médicale et de la défense contre les drones et l’artillerie russes. Ces informations contredisent les déclarations du président Poutine, qui avait affirmé il y a quelques jours que Pokrovsk était sous contrôle russe.
Face à la menace croissante de la Russie, la Grande-Bretagne et la Norvège renforcent leur coopération maritime. Les deux pays ont signé un accord, dit de Lunna House, pour établir une flotte commune comprenant au moins 13 frégates de guerre anti-sous-marine. Le ministère britannique de la Défense a justifié cette décision par la menace accrue que représentent les navires russes pour les eaux britanniques. Plus d’informations sur le site du gouvernement britannique.
Les prix du pétrole ont connu une légère hausse après une attaque ukrainienne contre le pipeline russe Druzhba. Le brut Brent a augmenté de 0,22% pour atteindre 62,81 dollars le baril. Selon des sources militaires ukrainiennes, l’attaque a visé le pipeline dans la région de Tambov, au centre de la Russie. Bien que les livraisons vers la Hongrie et la Slovaquie se poursuivent normalement selon les opérateurs, cet incident, combiné aux pourparlers de paix hésitants entre les États-Unis et la Russie, a contribué à la volatilité du marché. L’oléoduc Drouzhba avait également approvisionné les raffineries est-allemandes avant l’embargo pétrolier de l’UE en 2022. L’agence de notation Fitch a toutefois mis en garde contre une offre excédentaire persistante sur le marché pétrolier.
