Publié le 21 octobre 2025 à 09h55. Les négociations en vue d’une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump sont dans l’impasse, Moscou affirmant qu’un accord préalable est indispensable, tandis que plusieurs pays européens s’opposent fermement à l’accueil du président russe.
- La Russie conditionne une éventuelle rencontre entre Poutine et Trump à une préparation plus approfondie et à un accord préalable sur les sujets de discussion.
- La proposition de Budapest comme lieu de sommet suscite une vive controverse en Europe, certains pays menaçant de fermer leur espace aérien à Poutine.
- Vladimir Poutine fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre, mais la Hongrie refuse d’appliquer cette décision.
Selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, il est impossible de fixer une date pour une rencontre si aucun accord préalable n’est trouvé. « Il est impossible de reporter quelque chose sur lequel il n’y a pas eu d’accord », a-t-il déclaré lundi, relayé par l’agence de presse RIA Novosti, peu après des informations en ce sens diffusées par CNN. Ryabkov a précisé qu’une préparation plus sérieuse était nécessaire pour de telles discussions.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé cette position, soulignant la nécessité d’une préparation minutieuse. « Une préparation est nécessaire, une préparation sérieuse. Vous avez entendu des déclarations, tant du côté américain que du nôtre, selon lesquelles cela pourrait prendre du temps. Par conséquent, aucun terme précis n’a été fixé au début », a-t-il déclaré lors d’un point de presse.
Cette attitude russe met en péril les espoirs d’une rencontre rapide entre Poutine et Trump, ce dernier espérant capitaliser sur son succès dans la négociation d’un accord de paix au Moyen-Orient pour obtenir des concessions de la Russie dans le cadre du conflit ukrainien.
La proposition du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, d’accueillir ce sommet à Budapest a provoqué un tollé en Europe. Orbán avait présenté cette initiative comme « une excellente nouvelle pour les peuples du monde épris de paix », mais plusieurs capitales européennes ont exprimé leur indignation. Certains pays ont même menacé de fermer leur espace aérien au président russe. Politico a rapporté l’ampleur des divisions au sein de l’Union européenne.
Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Kestutis Budrys, a été particulièrement ferme : « L’Europe n’a pas de place pour les criminels de guerre. Il n’y a aucune voie à travers l’Europe pour que les criminels de guerre puissent assister à des événements ». Il est rappelé que Vladimir Poutine fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre. La Hongrie, cependant, a annoncé qu’elle ne coopérerait pas à l’exécution de ce mandat et s’est retirée de la CPI plus tôt cette année.
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