Bangkok, Thaïlande – Le parti Bhumjaithai a clairement affirmé ce dimanche 18 janvier 2026 qu’il s’opposerait à toute modification des articles 1 et 2 de la Constitution thaïlandaise, qui concernent la souveraineté du pays et les prérogatives royales. Cette position ferme intervient alors que le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle s’intensifie.
Le Premier ministre par intérim et leader de Bhumjaithai, Anutin Charnvirakul, a insisté sur la nécessité pour tous les partis politiques de rendre publique leur position concernant ces articles fondamentaux. « Tous les partis doivent clairement indiquer s’ils soutiennent l’amendement des articles 1 et 2 », a-t-il déclaré.
Selon M. Charnvirakul, son parti est inflexible sur ce point : « Notre position est claire. Les articles 1 et 2 ne seront pas modifiés. » Il a précisé que Bhumjaithai respecte les aspirations à une Constitution rédigée par le peuple, mais que cela ne doit pas se faire au détriment de ces deux sections cruciales.
Interrogé sur les conséquences potentielles d’une ouverture à des changements de ces articles, le Premier ministre a averti qu’une telle ambiguïté pourrait « ouvrir la porte à une ingérence ou une infiltration ». Il a appelé à une transparence totale de la part de chaque parti, tout en soulignant qu’il ne chercherait pas à influencer les décisions des autres.
L’article 1 de la Constitution de 2017, issue d’un coup d’État, interdit toute tentative de séparatisme en Thaïlande. L’article 2, quant à lui, définit la Thaïlande comme une monarchie constitutionnelle.
Anutin Charnvirakul a réaffirmé que Bhumjaithai ne s’opposera pas à la volonté populaire exprimée lors d’un éventuel référendum, mais a souligné que « les articles 1 et 2 doivent rester intacts, les prérogatives royales doivent être préservées et il ne doit y avoir aucun impact sur elles ».
Le parti est cependant ouvert à la discussion sur d’autres aspects de la Constitution, tels que la méthode de calcul de la représentation parlementaire ou la structure du gouvernement.
Sur un autre sujet, M. Charnvirakul a indiqué que Bhumjaithai plaiderait pour des sanctions plus sévères en matière de corruption et s’opposerait à toute mesure visant à affaiblir les dispositifs existants.
Enfin, concernant la formation d’un éventuel gouvernement de coalition, il a rappelé que Bhumjaithai a toujours clairement exprimé ses positions lors de chaque élection depuis 2019 et qu’il continuera de le faire tant que le parti restera actif dans la vie politique thaïlandaise.
