La poète américaine Amanda Gorman a publié un nouveau poème poignant en hommage à Renee Nicole Good, une femme de Minneapolis tuée par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) le 7 janvier 2026. Le texte, diffusé sur les réseaux sociaux jeudi soir, dénonce la violence policière et appelle à la justice.
Intitulé « Pour Renee Nicole Good », le poème évoque les troubles qui ont suivi la fusillade et décrit l’impact de la mort de la mère de trois enfants. Gorman y utilise des images fortes, notamment dans le premier couplet où « l’absence » de Renee Nicole Good « rugit » au milieu d’un « tumulte nu de bougies, sombre fureur de fleurs, pur hurlement d’hymnes ».
Dans un message accompagnant le poème, Amanda Gorman souligne que Renee Nicole Good était elle-même « poète et écrivaine ». Elle exprime sa tristesse face à sa disparition, ainsi qu’à celle de toutes les personnes décédées lors d’interventions des autorités fédérales de l’immigration cette année.
« Comme beaucoup, je suis horrifiée par la violence continue que l’ICE inflige à notre communauté », a écrit Gorman, appelant les internautes à soutenir financièrement les organisations d’aide aux immigrants et à se mobiliser pour une action en justice contre l’ICE.
Âgée de 27 ans, Amanda Gorman est reconnue pour son engagement dans les débats de société américains et pour sa capacité à traduire les enjeux politiques contemporains dans son œuvre poétique. En janvier 2021, elle avait marqué l’investiture du président Joe Biden en interprétant « The Hill We Climb », un poème inspiré par l’attaque du Capitole américain du 6 janvier, deux semaines auparavant.
