Publié le 2025-12-19 23:14:00. Un ancien fonctionnaire de l’Institut de sécurité sociale (IPS) paraguayen réclame une indemnisation pour des complications médicales graves survenues suite à une intervention chirurgicale en 2017, qu’il estime être le résultat d’une erreur de diagnostic et de négligence.
- Jorge Arévalos Ayala, 76 ans, affirme avoir subi des lésions à la vessie et à l’estomac lors d’une opération.
- Il a vécu pendant huit ans avec une sonde urinaire avant de pouvoir la faire retirer, mais son état de santé continue de se détériorer.
- M. Arévalos Ayala estime avoir perdu sa vie sociale et professionnelle en raison des conséquences de ces complications médicales.
Jorge Arévalos Ayala, un ancien employé de l’IPS, a déposé une plainte auprès de la présidence de l’institution, demandant réparation pour ce qu’il considère comme une faute professionnelle. Selon ses dires, tout est parti d’un diagnostic erroné en 2017, qui l’a conduit à subir une intervention chirurgicale aux conséquences désastreuses.
« On m’a définitivement diagnostiqué une vessie neurogène. J’ai subi une intervention chirurgicale et ils m’ont percé l’estomac et la vessie », a-t-il déclaré au journal La Nación/Nación Media. « Ils m’ont posé un cathéter et j’ai uriné dans un sac de collecte. »
M. Arévalos Ayala explique qu’il a dû vivre pendant huit longues années avec cette sonde, avant que les médecins ne consentent finalement à la retirer. Cependant, même après cette intervention, son état de santé n’a pas connu d’amélioration significative. « J’ai insisté auprès des médecins parce que je ne me suis pas résigné à perdre ma vessie. Ce qu’ils m’ont fait n’était qu’une solution partielle. Ils m’ont donné une taille de vessie, ce que je devais changer tous les 21 jours pour ne pas contracter de septicémie », a-t-il précisé.
Les conséquences de ces complications médicales ont été dévastatrices pour M. Arévalos Ayala, tant sur le plan physique que psychologique. « J’ai perdu ma vie sociale et professionnelle parce que mon sac a coulé en public et que j’ai dû retourner à l’hôpital pour remettre le cathéter, et c’était une torture », a-t-il confié, évoquant l’humiliation et la souffrance qu’il a endurées.
Soutenu par un avocat, M. Arévalos Ayala réclame une indemnisation pour faute professionnelle, négligence médicale, préjudice psychologique et physique. Il souligne que son état de santé l’a conduit à la pauvreté, en raison des dépenses médicales importantes qu’il doit supporter. « J’ai tout perdu, mon travail, ma voiture, je ne peux pas sortir, je ne peux rien faire. Ce qu’ils m’ont fait équivaut à une blessure corporelle grave. Ainsi une indemnisation est due », a-t-il conclu.
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