Publié le 26 novembre 2025 11:34:00. Telefónica prévoit de supprimer plus de 6 000 emplois en Espagne, dont une part importante en Castille-La Manche, suscitant l’inquiétude des syndicats qui dénoncent un plan social jugé désastreux pour les travailleurs.
- Le plan de restructuration de Telefónica (ERE) prévoit la suppression de plus de 6 000 postes en Espagne, représentant environ 37 % de ses effectifs.
- La région de Castille-La Manche pourrait être particulièrement touchée, avec une perte d’emplois estimée à 60 % des effectifs locaux.
- L’UGT de Castille-La Manche s’oppose fermement à ce plan et exige une prolongation de la convention collective jusqu’en 2030, avec des garanties pour les travailleurs.
La Fédération des Services, Mobilité et Consommation de l’UGT de Castille-La Manche a exprimé sa vive préoccupation face au Dossier de Réorganisation de l’Emploi (DRE) présenté par Telefónica. Le syndicat craint que ce plan de restructuration n’ait des conséquences particulièrement graves pour la région, en raison de la forte proportion d’emplois qui pourraient être supprimés.
Selon les estimations de l’UGT, le DRE pourrait entraîner la suppression de 60 % des 150 postes actuellement occupés par Telefónica en Castille-La Manche. Ce plan s’inscrit dans une restructuration plus large à l’échelle nationale, qui prévoit le licenciement de plus de 6 000 personnes, soit environ 37 % des effectifs de l’entreprise en Espagne, et concerne principalement les employés nés entre 1968 et 1971.
Miguel Ángel García, responsable de la section syndicale Telefónica de Castille-La Manche, a souligné l’impact potentiellement dévastateur de cette mesure pour les travailleurs de la région.
« Les conséquences de cette ERE pour la main d’œuvre de la région seront désastreuses »,
Miguel Ángel García, responsable de la section syndicale Telefónica de Castille-La Manche
Il explique que l’âge moyen relativement élevé des employés de Telefónica en Castille-La Manche rend une part importante d’entre eux vulnérables à ce plan de suppression d’emplois.
L’UGT, qui dispose d’une position majoritaire lors des négociations, a fermement déclaré qu’elle s’opposerait à toute destruction d’emplois dans le cadre d’un ajustement organisationnel. Le syndicat insistera également sur la nécessité d’améliorer les droits et les garanties des travailleurs dans la convention collective, qu’il souhaite prolonger jusqu’en 2030.
