Publié le 24 septembre 2025. Les achats en ligne sur des plateformes comme Temu, Shein et AliExpress vont bientôt coûter plus cher aux consommateurs européens : l’Union européenne va instaurer une taxe forfaitaire sur les petits colis importés, mettant fin à une exemption en vigueur depuis plusieurs années.
- À partir du 1er juillet 2026, une taxe de 3 € par article sera appliquée aux envois de moins de 150 €.
- Cette mesure vise à protéger les entreprises européennes face à la concurrence des produits à bas prix en provenance de Chine, du Royaume-Uni et des États-Unis.
- Les experts prévoient que les consommateurs, et notamment ceux qui achètent des articles de faible valeur, seront les principaux impactés par cette nouvelle taxation.
La fin de l’ère des petites commandes à bas prix en provenance d’Asie et d’autres pays tiers approche. L’Union européenne a annoncé l’instauration d’une taxe de 3 € par article pour tous les envois de moins de 150 € qui arrivent sur le territoire européen. Jusqu’à présent, ces petits colis étaient exemptés de droits de douane.
Selon l’administration douanière, le montant de la taxe sera calculé par article et non par envoi. Ainsi, une commande contenant trois articles sera soumise à une taxe de 9 €. L’administration illustre cette nouvelle règle avec l’exemple d’une commande de trois accessoires de cuisine d’une valeur totale de 10 € : le supplément de 9 € représente alors près de 90 % du prix d’achat, sans compter la TVA.
L’objectif affiché de cette mesure est de protéger les entreprises européennes de ce qui est perçu comme une « concurrence déloyale ». En augmentant le coût des produits importés à bas prix, l’UE espère ainsi rendre les produits fabriqués en Europe plus attractifs. Cependant, les observateurs s’accordent à dire que ce sont les consommateurs qui supporteront le poids de cette nouvelle taxe.
Pour les articles de faible valeur, tels que les vêtements, les accessoires ou les bibelots coûtant moins de 10 €, la taxe pourrait représenter entre 30 et 50 % du prix d’achat. Cette nouvelle réglementation s’appliquera à tous les envois en provenance de pays tiers, notamment de Chine, du Royaume-Uni et des États-Unis, mettant fin au « bouclier douanier » de 150 € dont bénéficiaient jusqu’à présent les acheteurs en ligne.
Cette mesure est présentée comme une transition vers une numérisation complète des douanes européennes. L’UE prévoit de mettre en place un nouveau centre de données douanières en 2028, qui permettra de mieux contrôler les centaines de milliers de petits colis arrivant quotidiennement sur le Vieux Continent. Elle devrait également inciter à une modification des habitudes de consommation, en freinant la fast fashion et la surconsommation.
