Publié le 2024-05-03 10:30:00. Le futur robot-taxi de Tesla, initialement présenté comme un véhicule entièrement autonome, pourrait finalement ressembler davantage à une voiture électrique classique, avec volant et pédales, en raison de contraintes réglementaires et de défis techniques.
- Le prototype du Robotaxi, surnommé Cybercab, a été aperçu avec des rétroviseurs et un conducteur au volant, contredisant l’idée d’un véhicule sans aucune commande humaine.
- Les exigences strictes des autorités américaines en matière de sécurité routière, notamment de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), obligent Tesla à reconsidérer la conception de son robot-taxi.
- Un problème de marque déposée avec une entreprise française de boissons pourrait également forcer Tesla à changer le nom de son modèle.
Alors que Tesla avait dévoilé en 2024 un concept de véhicule futuriste, le coupé à deux portes Cybercab, promettant une révolution du transport autonome, la réalité s’avère plus pragmatique. Des prototypes testés sur les routes américaines montrent un véhicule bien différent de la vision initiale, avec l’apparition de rétroviseurs latéraux et, surtout, d’un conducteur manipulant le volant. Cette observation suggère que les pédales pourraient également être conservées dans le modèle de production.
Cette volte-face est vraisemblablement motivée par des considérations légales. L’obtention d’une autorisation pour faire circuler un véhicule sans commandes traditionnelles aux États-Unis est une procédure complexe et chronophage. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’organisme de réglementation américain, est particulièrement réticente à accorder de tels permis. Il a fallu, par exemple, 2,5 ans à Zoox, un fabricant d’appareils autonomes, pour obtenir une licence. Selon les informations disponibles, Tesla n’aurait même pas encore déposé de demande.
Même en cas d’autorisation, les défis ne disparaîtraient pas. Les exceptions accordées sont généralement limitées à un nombre restreint de véhicules (jusqu’à 2 500 unités par an), ce qui est incompatible avec les ambitions de production de masse de Tesla. Il est donc probable que les premiers « robot-taxis » circuleront sous la forme de voitures électriques conventionnelles, équipées d’un poste de conduite, et que les technologies autonomes seront intégrées progressivement.
Outre les contraintes techniques et réglementaires, Tesla doit également faire face à un problème de marque. L’entreprise a tardé à déposer le nom Cybercab, permettant à la société française de boissons UniBev de déposer une demande 18 jours plus tôt. Selon des experts juridiques, la situation est défavorable à Elon Musk, qui devra soit négocier un accord financier avec UniBev pour obtenir les droits sur le nom, soit trouver rapidement une alternative.
Source : tv3.lt
