Publié le 10 novembre 2023. Un rare consensus se dessine au Lok Sabha, la chambre basse du Parlement indien, autour de la lutte contre la pollution atmosphérique, avec l’appel du chef de l’opposition, Rahul Gandhi, à un débat multipartite et l’ouverture affichée du gouvernement.
Rahul Gandhi, chef de l’opposition au Lok Sabha, a plaidé vendredi pour une discussion urgente entre les différents partis politiques concernant la dégradation de la qualité de l’air dans le pays. Le gouvernement central a rapidement fait part de sa volonté de répondre favorablement à cette demande.
« La plupart de nos grandes villes vivent sous un air empoisonné. Des millions d’enfants souffrent de maladies pulmonaires. Leur avenir est détruit. Des gens contractent le cancer. Les personnes âgées ont du mal à respirer. C’est une question sur laquelle je suis sûr qu’il y aura un accord total entre le gouvernement et nous, car ce n’est pas une question idéologique. »
Rahul Gandhi, député du Congrès
Le député du Congrès a insisté sur la nécessité d’une approche collaborative, axée sur les solutions futures plutôt que sur les reproches mutuels. Il a suggéré de se concentrer sur les mesures concrètes à prendre pour améliorer la situation des citoyens indiens.
« Je pense qu’une bonne idée serait que nous encadrions la discussion non pas sur le fait que nous disons ce que vous n’avez pas fait et non sur vous qui dites ce que nous n’avons pas fait, mais simplement sur ce que nous allons faire pour le peuple indien à l’avenir, quelles sont les mesures d’action que nous devons prendre. »
Rahul Gandhi, député du Congrès
Kiren Rijiju, ministre des Affaires parlementaires, a confirmé la disposition du gouvernement à organiser une discussion sur ce sujet crucial, évoquant la possibilité d’allouer du temps à cette question au sein du comité consultatif des entreprises du Lok Sabha.
Sur son compte X (anciennement Twitter), Rahul Gandhi a qualifié la pollution de l’air de « catastrophe nationale », soulignant qu’il s’agissait d’une « responsabilité bipartite » plutôt que d’un simple enjeu politique. Il a réaffirmé sa volonté de collaborer avec le Premier ministre pour trouver des solutions durables.
« La pollution de l’air est devenue une catastrophe nationale qui nécessite un plan d’action national global et immédiat. Il ne s’agit pas d’une question politique mais d’une responsabilité bipartite, pour laquelle nous sommes prêts à travailler avec le Premier ministre pour la combattre, la résoudre et protéger l’avenir de notre peuple. »
Rahul Gandhi, député du Congrès (via X)
Priyanka Gandhi Vadra, députée de Wayanad, a exprimé son soutien total à son frère Rahul, soulignant l’urgence d’une action concertée. Elle a noté que le gouvernement avait également manifesté son accord sur la nécessité d’un débat et d’un plan d’action.
La capitale, Delhi, est actuellement confrontée à une grave crise de pollution atmosphérique, avec un épais brouillard qui recouvre la ville. L’indice de qualité de l’air (IQA) a atteint 332 vendredi, classé comme « très mauvais ». 30 stations de surveillance ont enregistré une qualité de l’air « très mauvaise », et la situation est particulièrement préoccupante à Jahangirpuri, où l’IQA a atteint 405, entrant dans la zone « sévère ».
