Publié le 3 décembre 2025 02:15:00. La qualité de l’air à Delhi continue de se détériorer, avec des niveaux de pollution proches du seuil critique, plongeant la capitale indienne dans un épais brouillard toxique et suscitant des inquiétudes pour la santé publique.
- L’indice de la qualité de l’air (IQA) à Delhi a atteint 376 ce mercredi matin, se rapprochant dangereusement du niveau « sévère ».
- Certains quartiers de la ville, notamment Chandni Chowk, affichent des IQA supérieurs à 400, classés comme « sévères » par la Commission centrale de contrôle de la pollution (CPCB).
- Après un bref répit durant le week-end, la pollution est repartie à la hausse, affectant l’ensemble de la région de Delhi-NCR.
Delhi se réveille une fois de plus sous un voile de smog, la qualité de l’air étant jugée « très mauvaise » par les autorités. Les données les plus récentes de l’application Sameer de la CPCB (Commission centrale de contrôle de la pollution) indiquent un IQA de 376 à 7 heures du matin, une légère augmentation par rapport aux 372 enregistrés la veille. Cette valeur place la capitale à la limite du niveau « sévère », et donc potentiellement dangereux pour la santé.
La zone de Chandni Chowk est particulièrement touchée, avec un IQA alarmant de 431. D’autres quartiers ne sont pas épargnés : Jahangirpuri affiche un niveau de 406, tandis que la région autour du stade Jawaharlal Nehru (JLN) enregistre un IQA de 405. Ces chiffres confirment une dégradation générale de la qualité de l’air dans l’ensemble de la ville.
La CPCB classe l’IQA sur une échelle de 0 à 500, divisée en six catégories qui reflètent le niveau de pollution et les risques sanitaires associés. Un IQA entre 0 et 50 est considéré comme « Bon », tandis qu’un IQA entre 51 et 100 est classé « Satisfaisant ». Les niveaux modérés (101 à 200) peuvent provoquer des difficultés respiratoires chez les personnes souffrant d’asthme ou de maladies cardiaques. Au-delà de 301, la situation devient préoccupante : un IQA entre 301 et 400 est qualifié de « très mauvais », et entre 401 et 500, la qualité de l’air est considérée comme « sévère » et dangereuse pour tous.
Cette nouvelle détérioration intervient après un bref répit observé le week-end dernier. Le dimanche 30 novembre, Delhi a connu la fin de 24 jours consécutifs d’air « très mauvais », grâce à des vents forts du nord-ouest qui ont apporté un peu de fraîcheur et un ciel plus dégagé. Ce soulagement a également bénéficié aux régions avoisinantes, notamment Noida, Ghaziabad, Gurugram et Faridabad dans les États d’Uttar Pradesh et d’Haryana.
Les autorités sanitaires rappellent que l’exposition prolongée à un IQA élevé peut entraîner des problèmes respiratoires, même chez les personnes en bonne santé. Les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de pathologies préexistantes sont particulièrement vulnérables.
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