Publié le 19 décembre 2025 14h15. Le groupe Salinas devra régler une dette fiscale de 51 milliards de pesos (environ 2,8 milliards d’euros) auprès de l’État mexicain, après l’épuisement de tous recours juridiques. L’affaire, qui remonte à 2013, confirme la détermination du gouvernement à recouvrer les impôts impayés.
- Le Tribunal Suprême de Justice de la Nation (SCJN) a confirmé le redressement fiscal à l’encontre du groupe Salinas.
- Le Service de l’Administration Fiscale (SAT) notifiera officiellement l’exigence de paiement en janvier 2026.
- Le groupe Salinas a la possibilité de demander une réduction de sa dette, dans le cadre légal.
La présidente Claudia Sheinbaum a souligné que cette affaire relève d’une procédure juridique stricte, où les agences gouvernementales veillent au respect de la loi. « Nous ferons ce que dit la loi, car c’est à cela que nous nous soumettons. Le Tribunal a tranché, comme l’indique à juste titre la SAT, et la notification sera effectuée en janvier », a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse matinale au Palais National.
Selon Antonio Martínez Dagnino, directeur du SAT, le litige trouve son origine dans des résolutions administratives de 2013 concernant l’impôt sur le revenu (ISR) des années 2008 à 2013. Après plusieurs contestations devant différentes instances judiciaires, le SCJN a finalement rejeté les derniers recours du groupe Salinas, validant ainsi les décisions antérieures des tribunaux et du SAT.
Le Code fédéral des impôts prévoit que les contribuables peuvent solliciter des ajustements à la baisse de leur dette, dans la limite de 39 %, s’ils manifestent leur intention de la régler. Le gouvernement invite donc le groupe Salinas à honorer ses obligations fiscales, conformément à l’article 31, quatrième alinéa, de la Constitution, qui stipule que chaque citoyen doit contribuer aux dépenses publiques de manière proportionnelle et équitable.
Le Bureau du Procureur Fiscal et le Secrétariat de Lutte contre la Corruption et de Bon Gouvernement suivent de près cette affaire, qui relève de leurs compétences respectives. Le SAT continuera à fournir des informations régulières sur l’évolution de la situation, tandis que l’aspect politique de l’affaire sera traité séparément, a précisé la présidente Sheinbaum.
En cas de non-paiement, des procédures supplémentaires seront engagées, dont les détails seront communiqués ultérieurement.
