Publié le 12 novembre 2025 à 11h18. Le directeur de l’équipe Red Bull, Laurent Mekies, a souligné que la performance de Max Verstappen lors du Grand Prix du Brésil 2024, marquée par une remontée spectaculaire, était comparable à sa victoire de l’année précédente sur le circuit d’Interlagos.
- Max Verstappen a réalisé une impressionnante remontée lors des deux dernières éditions du Grand Prix du Brésil.
- En 2024, il est passé de la 15e à la 3e place malgré un départ depuis la voie des stands et un arrêt au stand imprévu.
- Laurent Mekies salue la capacité de Verstappen à obtenir des résultats exceptionnels dans des conditions difficiles.
Le Grand Prix du Brésil est devenu un terrain de jeu privilégié pour les remontées spectaculaires de Max Verstappen. L’édition 2024, disputée sur une piste humide, a vu le Néerlandais effectuer une progression fulgurante, passant de la 15e à la 11e place dès le premier tour. Malgré un drapeau rouge opportun qui l’a propulsé en deuxième position derrière Esteban Ocon, Verstappen a ensuite dominé la course, s’imposant avec une avance de 19,5 secondes sur le pilote Alpine.
Cette année, le scénario a été différent, mais tout aussi impressionnant. Red Bull a connu une qualification désastreuse, avec une double élimination en Q1 – une première depuis 2006. L’équipe a alors pris la décision audacieuse de modifier les réglages de suspension de la monoplace de Verstappen et de lui fournir une nouvelle unité de puissance, malgré les restrictions du parc fermé. Cette stratégie lui a permis de repartir depuis la voie des stands et d’entamer une nouvelle remontée.
Verstappen a dépassé neuf concurrents pour atteindre la troisième place, démontrant une fois de plus sa vitesse et son talent. Ses dix meilleurs tours ont été chronométrés en moyenne à 1’12”971, devançant Oscar Piastri (1m13.007s) et Alex Albon (1m13.099s). Il est important de noter que ces trois pilotes avaient opté pour des pneus neufs en fin de course, ce qui leur conférait un avantage en termes d’adhérence.
« Il faut rendre hommage à Max pour cette course sensationnelle. Il a remporté la victoire ici l’année dernière en partant de la 16e place sous la pluie [17e sur la grille, mais deux pilotes devant n’ont pas pris le départ]. Je pense que nous serions tous d’accord pour dire que cette performance est tout aussi impressionnante que celle de l’année dernière, en partant de la voie des stands sur une course sèche et relativement calme. »
Laurent Mekies, directeur de l’équipe Red Bull
Verstappen a également dû faire face à un incident au septième tour, avec une crevaison qui l’a contraint à s’arrêter aux stands. Heureusement, cette crevaison est survenue pendant une période de voiture de sécurité virtuelle, ce qui a limité la perte de temps et lui a permis de se débarrasser des pneus durs, peu appréciés par les pilotes.
« En toute honnêteté, nous avons été un peu aidés par la VSC, ce qui a limité les dégâts, mais nous avons certainement perdu du temps », a reconnu Mekies. « Si nous avions pu effectuer quelques tours de plus avec les pneus durs et moyens, nous n’aurions peut-être pas eu besoin de ce dernier arrêt. »
La performance de Verstappen a également été saluée par ses concurrents, notamment Toto Wolff, le directeur de l’équipe Mercedes. Mercedes a souligné l’impact de la nouvelle unité de puissance sur les performances de Verstappen, tout en reconnaissant son talent exceptionnel.
« C’est assez intéressant, le grand pas en avant qu’ils ont fait aujourd’hui. Un nouveau moteur aide évidemment toujours, comme nous l’avons vu avec Lewis [Hamilton] par le passé. Mais on ne sous-estime jamais Max, même s’il part dernier. Il y a quelques années, c’était une course sous la pluie, donc on s’y attend un peu, mais c’était une course sèche – c’est la raison pour laquelle il est quatre fois champion du monde. »
Toto Wolff, directeur de l’équipe Mercedes
Verstappen a failli dépasser le débutant Andrea Kimi Antonelli pour la deuxième place, démontrant une fois de plus sa détermination et sa capacité à se battre jusqu’au bout.
