Publié le 8 janvier 2026 à 12h36. La Cour suprême indienne examine ce jeudi le recours déposé par l’épouse du militant climatique Sonam Wangchuk, emprisonné en vertu de la loi sur la sécurité nationale (NSA) après des manifestations au Ladakh. L’affaire a été reportée au 12 janvier.
- L’épouse de Sonam Wangchuk conteste sa détention, arguant qu’il n’a pas reçu de motifs précis et n’a pas eu la possibilité de se défendre.
- Sonam Wangchuk a été arrêté le 26 septembre 2025, deux jours après des manifestations réclamant le statut d’État et l’inscription au sixième calendrier pour le Ladakh.
- Le gouvernement l’accuse d’incitation à la violence dans le cadre de ces protestations qui ont fait des victimes.
La Cour suprême indienne a examiné ce jeudi le recours déposé par Gitanjali J Angmo, l’épouse de Sonam Wangchuk, contre la détention de son mari en vertu de la loi sur la sécurité nationale (NSA). L’avocat principal Kapil Sibal a plaidé l’affaire devant le tribunal, soulignant des irrégularités dans la procédure.
Selon l’épouse de M. Wangchuk, les autorités ne lui ont pas communiqué les raisons précises de sa détention. M. Sibal a insisté sur le fait que, conformément à la loi, la détention est invalide si les motifs ne sont pas clairement exposés au détenu. Il a également précisé que la clé USB contenant les documents relatifs à l’affaire, à l’exception de quatre vidéos, n’a été remise que le 29 septembre 2025.
Sonam Wangchuk, figure de proue de la défense de l’environnement, a été arrêté le 26 septembre 2025. La loi sur la sécurité nationale (NSA) permet aux autorités d’agir de manière préventive contre les individus considérés comme une menace pour l’ordre public ou la sécurité nationale. Il a ensuite été transféré à Jodhpur.
Son arrestation intervient dans un contexte de tensions au Ladakh, suite à de violentes manifestations réclamant le statut d’État pour le territoire et son inscription au sixième calendrier (une liste de régions bénéficiant de protections spéciales). Ces manifestations ont fait quatre morts et 90 blessés. Le gouvernement accuse M. Wangchuk d’avoir incité à la violence.
L’affaire a été reportée au 12 janvier, laissant l’épouse de Sonam Wangchuk et ses partisans dans l’attente d’une décision de la Cour suprême.
