Une nouvelle souche de grippe, le H3N2 de sous-type K, suscite l’inquiétude des autorités sanitaires à travers le monde. Confirmé au Mexique le 12 décembre, ce virus, déjà présent au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada, présente des mutations qui pourraient aggraver les symptômes et nécessiter une hospitalisation.
Pour l’instant, aucun décès lié à cette variante spécifique du H3N2 n’a été signalé. Cependant, les experts soulignent sa capacité à évoluer rapidement grâce à des changements génétiques importants, lui permettant d’échapper à la réponse immunitaire du corps.
Les populations les plus vulnérables face à cette « supergrippe » sont les femmes enceintes, en particulier durant le deuxième et le troisième trimestre de leur grossesse, les enfants de moins de 5 ans, les personnes âgées de plus de 65 ans, et celles souffrant de pathologies chroniques. Cela inclut les personnes atteintes de troubles cardiaques, de maladies pulmonaires, de problèmes rénaux, de troubles métaboliques, de troubles neurodéveloppementaux, de maladies du foie ou de pathologies liées au sang.
Selon les hôpitaux CHL en Inde, le H3N2 a « subi des changements génétiques substantiels ». Ils expliquent que cette variante de la grippe de type A « démontre une capacité d’évolution exceptionnelle grâce à un réarrangement génétique, qui lui permet d’acquérir de nouvelles caractéristiques et d’échapper à la réponse immunitaire de l’hôte. »
Le H3N2 présente un taux de mutation rapide, conduisant à l’apparition de nouveaux virus tous les 2 à 5 ans. Face à cette situation, les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la vaccination antigrippale pour limiter les risques liés à cette nouvelle souche.
Au Mexique, le premier cas confirmé a été traité avec succès grâce à un traitement antiviral, selon le ministère de la Santé. Des alertes ont été déclenchées dans les aéroports internationaux afin de surveiller la propagation du virus et d’éviter une épidémie à grande échelle.

