Publié le 7 janvier 2024 à 22h35. La première partie du documentaire « N’importe quel jour : Hôpital universitaire de Cork » offre un aperçu des urgences de l’hôpital, mais laisse entrevoir un tableau moins complet des défis auxquels sont confrontés les établissements de santé irlandais.
- Le documentaire se concentre sur des cas individuels, notamment une jeune femme blessée en jouant au football gaélique et un homme victime d’un accident de vélo.
- Le Dr Richard Bambury souligne le caractère unique d’un cas de cancer diagnostiqué chez une femme enceinte, nécessitant une approche médicale inédite.
- Le reportage met en lumière le dévouement du personnel soignant, mais ne reflète pas nécessairement les difficultés quotidiennes rencontrées par les patients dans les services d’urgence.
La série documentaire « N’importe quel jour : Hôpital universitaire de Cork » (Any Given Day: Cork University Hospital) a débuté sur RTÉ One en se focalisant sur le service des urgences (A&E) du CUH. Si le programme présente des moments touchants et des interventions médicales impressionnantes, il ne parvient pas toujours à rendre compte de la réalité vécue par de nombreux patients irlandais dans les hôpitaux publics.
L’un des cas présentés concerne Kaytlin, une jeune femme de 22 ans blessée au visage lors d’un match de football gaélique. L’infirmière principale, Elaine Houlihan, s’apprête à recoudre sa plaie.
« Je ne te verrais pas du tout mal, d’accord ? » dit Elaine alors qu’elle se préparait avec son aiguille. « Authentique maintenant. »
Elaine Houlihan, infirmière principale
Kaytlin, décrite comme une jeune femme « très cool », ne semble pas inquiète et prévoit de reprendre ses activités sportives, à la fois camogie et football, après sa guérison.
Un autre patient, Barry Power, 46 ans, atteint de trisomie 21, a été admis après un accident de vélo. Sa mère, ancienne infirmière, est présente à ses côtés. Barry a été transporté par hélicoptère médical – une ressource disponible en Irlande – et l’équipe médicale a prodigué des soins attentifs et détaillés.
Le Dr Richard Bambury a évoqué un « manque de précédent » concernant le traitement d’un cancer découvert chez une patiente enceinte, Caroline Conboye, à 35 semaines de grossesse. Une grosse tumeur a été détectée sur son ovaire, son appendice et dans son intestin, obligeant les médecins à trouver un équilibre délicat entre la lutte contre le cancer et la protection de l’enfant à naître. Rory Conboye, le mari de Caroline, a exprimé son soulagement de ne pas avoir eu à prendre la décision d’interrompre ou non la grossesse.
Le documentaire montre également l’attachement et le dévouement du personnel soignant. Cependant, le narrateur mentionne que 20 patients attendaient sur des brancards, sans que le programme ne les montre. Il est également souligné que certains patients « non urgents » attendaient depuis plus de 12 heures avant de recevoir des soins, mais ces situations ne sont pas illustrées visuellement.
L’auteur de l’article, fort de six années passées à suivre les ambulances vers les urgences de Dublin, note que les brèvements prodigués par les ambulanciers sont généralement plus succincts et moins détaillés que ceux présentés dans le documentaire. Il s’interroge sur le caractère exceptionnel de ces briefings détaillés, se demandant s’ils ne sont pas réservés aux besoins de la télévision. Il observe que les personnes âgées admises par ambulance sont généralement prises en charge rapidement, tandis que les patients se rendant à l’hôpital avec des blessures moins graves peuvent être confrontés à de longues attentes.
La série continue et promet de dévoiler d’autres aspects du fonctionnement du système de santé irlandais. Il faudra donc attendre les prochains épisodes pour obtenir un portrait plus complet.
