Le compte à rebours est lancé pour la Coupe du monde de football 2026, qui se déroulera en Amérique du Nord. Le tirage au sort des groupes et des qualifications aura lieu ce vendredi à Washington, D.C., mais l’événement sportif est déjà assombri par les politiques migratoires controversées du président Trump.
À retenir
- La Coupe du monde 2026, qui accueillera 48 équipes, sera le plus grand événement sportif de l’histoire, se déroulant aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
- Les politiques d’immigration renforcées par l’administration Trump suscitent des inquiétudes quant à la capacité des supporters à se rendre aux États-Unis.
- Washington tente de rassurer les acheteurs de billets, mais n’exclut pas des opérations de contrôle et d’expulsion pendant le tournoi.
Contexte
La FIFA organise le tirage au sort des qualifications pour la Coupe du monde 2026 au Kennedy Center de Washington, D.C. Ce tournoi, qui verra la participation de 48 nations, se jouera dans 16 villes réparties entre les États-Unis (11 villes), le Mexique et le Canada. L’événement est d’une ampleur inédite, dépassant les 32 équipes habituelles.
Dès l’annonce de l’attribution du tournoi, Donald Trump a mis en place un groupe de travail impliquant des membres de son administration et des responsables de la FIFA pour anticiper les défis logistiques et sécuritaires. Cependant, ces derniers mois, le ton a changé, avec un durcissement notable de la politique d’immigration américaine.
Ce qui change
La politique migratoire plus stricte pourrait dissuader des centaines de milliers de supporters de voyager aux États-Unis. Andrew Giuliani, représentant de la Maison Blanche au sein du groupe de travail de la FIFA, tente de calmer les craintes, assurant que des efforts sont déployés pour accélérer le traitement des demandes de visa.
« La seule chose – et je connais le président depuis 25 ans – c’est que le président n’a rien exclu qui puisse rendre les citoyens américains plus sûrs », a déclaré Giuliani mercredi. Il a également précisé que le président souhaite que les personnes souhaitant assister à la Coupe du monde respectent les procédures légales d’immigration, et a évoqué la possibilité pour les personnes en situation irrégulière de quitter le territoire en échange d’une somme d’argent (environ 1 000 dollars) et de la possibilité de déposer une nouvelle demande de visa.
Giuliani a souligné que chaque demande de visa sera examinée en priorité sous l’angle de la sécurité nationale. « Si quelqu’un vient ici pour potentiellement causer des problèmes, il n’y a aucune tolérance pour cela », a-t-il affirmé.
Pour les citoyens des pays ayant conclu des accords de coopération diplomatique avec les États-Unis, l’Electronic System for Travel Authorization (ESTA), un formulaire d’exemption de visa, suffira pour des séjours de moins de 90 jours.
Prochaines étapes
L’administration Trump a récemment suspendu la délivrance de visas à des ressortissants de 19 pays, qualifiés de « tiers monde », suite à une agression contre des membres de la Garde nationale à Washington. Il reste à déterminer si d’autres pays seront concernés. À ce stade, les supporters d’Iran et d’Haïti, deux nations qualifiées pour la Coupe du monde, sont particulièrement touchés.
La FIFA a annoncé qu’elle réserverait une partie des billets à des prix fixes pour les supporters des équipes participantes (8 % des billets par match). Le reste des billets sera soumis à la demande, bien que l’organisation ait renoncé à une tarification dynamique généralisée.
Les prix des billets varient considérablement, allant d’environ 60 dollars pour la phase de groupes à 6 750 dollars, voire plus, pour la finale.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d’équipes participantes | 48 |
| Nombre de villes hôtes | 16 |
| Prix maximum estimé d’un billet pour la finale | 6 750 dollars (environ 6 200 euros) |
Sources
Déclarations d’Andrew Giuliani, représentant de la Maison Blanche auprès du groupe de travail de la FIFA, lors d’une conférence de presse avec les médias internationaux.
