Publié le 8 novembre 2025. La paralysie politique aux États-Unis, avec une fermeture du gouvernement fédéral qui dépasse désormais un mois, érode la confiance des consommateurs à un niveau rarement atteint, suscitant des inquiétudes quant à l’impact sur la croissance économique.
- L’indice de confiance des consommateurs américains a chuté à 50,3 en novembre 2025, son plus bas niveau depuis juin 2022.
- La baisse du moral est généralisée, touchant tous les groupes d’âge, de revenus et d’affiliation politique.
- Seuls les investisseurs boursiers affichent une confiance accrue, profitant de la hausse des marchés pendant cette période de crise.
La fermeture du gouvernement fédéral américain, débutée le 1er octobre 2025, se prolonge et pèse de plus en plus sur le moral des citoyens. L’impact de cette impasse politique se traduit par une forte baisse de la confiance des consommateurs, un indicateur clé de la santé économique du pays.
Selon une récente enquête menée par l’Université du Michigan, l’indice de confiance des consommateurs a reculé à 50,3 en novembre 2025, contre 53,6 le mois précédent. Ce chiffre représente le niveau le plus bas enregistré depuis juin 2022 et s’inscrit parmi les plus faibles depuis le début de ces mesures dans les années 1950.
« Avec la fermeture du gouvernement fédéral qui dure depuis plus d’un mois, les consommateurs expriment désormais leur inquiétude quant aux conséquences négatives potentielles pour l’économie. »
Joanne Hsu, directrice des enquêtes auprès des consommateurs à l’Université du Michigan
Cette baisse de confiance est particulièrement préoccupante car elle est observée dans l’ensemble de la population américaine, sans distinction d’âge, de revenus ou d’opinions politiques. Seul un groupe se démarque : les investisseurs en bourse, dont le sentiment s’est amélioré de 11% grâce à la progression des marchés financiers pendant cette période de crise.
Thomas Simmons, économiste en chef américain chez Jefferies, souligne l’importance de ce groupe :
« Ces groupes de consommateurs sont cruciaux car ils ont la plus grande influence sur les données globales sur les dépenses de consommation, donc une force continue ici est importante pour la résilience économique globale. »
Thomas Simmons, économiste en chef américain chez Jefferies
Cependant, il met en garde contre une possible aggravation de la situation :
« Cependant, le groupe intermédiaire est également important, et la baisse de leur confiance semble s’intensifier. Si ce groupe n’est pas en mesure de maintenir son rythme de dépenses, les chiffres de croissance des revenus les plus élevés pourraient éventuellement dépasser le rythme supérieur à la tendance. »
Thomas Simmons, économiste en chef américain chez Jefferies
La prolongation de cette crise politique pourrait donc avoir des répercussions significatives sur la consommation et, par conséquent, sur la croissance économique américaine.
(igo/eds)
