Publié le 8 novembre 2023 01:59:00. Uriel Rivera Martínez, l’homme accusé d’avoir harcelé physiquement la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, a été placé en détention préventive dans une prison de Mexico en attendant sa comparution devant un juge. L’incident a ravivé le débat sur la sécurité des femmes, y compris celles occupant des hautes fonctions, et sur les failles potentielles du dispositif de protection présidentiel.
- Uriel Rivera Martínez a été arrêté mardi soir après avoir harcelé la présidente Sheinbaum et une jeune femme de 25 ans.
- Il a été transféré à la prison du Nord de Mexico et sera présenté à un juge de contrôle ce vendredi.
- L’affaire a suscité une vive émotion et une remise en question de la sécurité des personnalités publiques et des femmes en général.
L’homme a abordé la présidente Sheinbaum par derrière, l’a embrassée sur la joue et a commis des agressions à caractère sexuel, selon des témoignages et des images diffusées par les médias. L’incident s’est produit en quelques secondes, sous les yeux des caméras qui accompagnaient la présidente. Un membre de son service de sécurité est intervenu immédiatement pour maîtriser l’agresseur.
En plus de son agression envers la présidente, Uriel Rivera Martínez est également accusé d’avoir eu un comportement inapproprié envers une jeune femme de 25 ans dans le même quartier, peu avant l’incident impliquant Claudia Sheinbaum. Les autorités mexicaines ont rapidement procédé à son arrestation.
Le Bureau du Procureur général (FGJ) a décidé de transférer le suspect à la prison du Nord, où il sera soumis à l’autorité d’un juge de contrôle. Ce dernier déterminera sa situation juridique lors d’une première audience prévue ce vendredi. L’objectif est d’évaluer les charges retenues contre lui et de décider des mesures de contrainte applicables.
Cet incident a provoqué un large débat au Mexique sur la violence sexuelle et le harcèlement dont sont victimes les femmes, quel que soit leur statut social. Il a également mis en lumière les questions relatives à la sécurité des personnalités publiques et à l’efficacité des dispositifs de protection mis en place.
