Bordeaux pourrait bientôt exploiter une ressource insoupçonnée pour l’entretien de ses rues : l’eau accumulée dans les parkings souterrains. Le candidat aux élections municipales de mars 2026, Philippe Dessertine, propose de généraliser cette pratique afin de réduire la consommation d’eau potable et de soulager la pression sur la Garonne.
Ce dispositif, déjà partiellement en place depuis une dizaine d’années, consiste à récupérer les eaux d’infiltration qui s’accumulent le long des parois des parkings souterrains. Selon Nicolas Andreotti, directeur général de Metpark, les services de la ville et de la métropole utilisent déjà cette eau pour nettoyer la voirie.
« Les services de la Ville et de la Métropole s’en servent pour laver la voirie. Ils se connectent via des pompes sur la voie. » explique M. Andreotti.
Actuellement, quatre parkings gérés par Metpark – Cité Mondiale, Gare Saint-Jean, Porte de Bordeaux et Front du Médoc – sont équipés de ces systèmes de collecte. Entre 2024 et 2025, ils ont permis d’économiser 1 129 mètres cubes d’eau potable.
L’idée s’inscrit dans une démarche plus large de réponse au dérèglement climatique, inspirée par des initiatives similaires observées en Espagne, où la sécheresse est un problème plus prégnant. Philippe Dessertine avait souligné lors de sa conférence de presse en décembre dernier que ces villes « vont chercher l’eau, ils la pompent, ça ne coûte pas très cher et ils utilisent l’eau par exemple pendant l’été pour rafraîchir et pour nettoyer ».
Metpark propose de développer davantage ce système, compte tenu de l’augmentation des besoins en eau. La redevance facturée à la ville et à la métropole pour cette eau récupérée est actuellement très avantageuse, selon le directeur général.
