Publié le 16 décembre 2025. Une nouvelle étude de l’American Heart Association révèle un lien étroit entre la santé bucco-dentaire et le risque de maladies cardiovasculaires, soulignant l’importance de la prévention et du traitement des affections des gencives.
- Les maladies des gencives sont associées à un risque accru de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux, de fibrillation auriculaire et d’insuffisance cardiaque.
- La prévention et le traitement efficaces des maladies parodontales pourraient contribuer à réduire le fardeau des maladies cardiovasculaires.
- Une bonne hygiène bucco-dentaire, incluant le brossage régulier, l’utilisation du fil dentaire et les visites chez le dentiste, est essentielle pour protéger la santé cardiaque.
Des recherches récentes confirment un lien de plus en plus fort entre les maladies des gencives et un risque accru d’événements cardiovasculaires graves. L’American Heart Association a publié une nouvelle déclaration scientifique, « Parodontal Disease and Atherosclerotic Cardiovascular Disease », qui met à jour les connaissances sur cette association et souligne l’importance d’une approche globale de la santé.
La maladie cardiovasculaire athéroscléreuse (ASCVD), principale cause de décès dans le monde, est caractérisée par l’accumulation de plaque dans les artères. Cette nouvelle étude suggère que les maladies parodontales pourraient aggraver ce processus.
« Votre bouche et votre cœur sont connectés, explique le Dr Andrew H. Tran, cardiologue pédiatrique et directeur du programme de cardiologie préventive au Nationwide Children’s Hospital de Columbus, Ohio. Les maladies des gencives et une mauvaise hygiène bucco-dentaire peuvent permettre aux bactéries de pénétrer dans la circulation sanguine, provoquant une inflammation susceptible d’endommager les vaisseaux sanguins et d’augmenter le risque de maladie cardiaque. Le brossage, l’utilisation de la soie dentaire et les examens dentaires réguliers ne concernent pas seulement un sourire sain : ils constituent un élément important de la protection de votre cœur. »
Dr Andrew H. Tran, cardiologue pédiatrique et directeur du programme de cardiologie préventive au Nationwide Children’s Hospital de Columbus, Ohio
La déclaration scientifique précise que plus de 40 % des adultes américains de plus de 30 ans sont touchés par une maladie parodontale. Cette affection commence généralement par une gingivite, une inflammation des gencives due à l’accumulation de plaque dentaire. Si elle n’est pas traitée, la gingivite peut évoluer vers une parodontite, où les gencives se détachent des dents, formant des poches susceptibles d’être infectées. Dans les cas les plus graves, la parodontite peut entraîner des dommages importants aux os qui soutiennent les dents, nécessitant parfois une intervention chirurgicale.
Les personnes présentant des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire, tels que l’hypertension artérielle , le surpoids, le diabète ou le tabagisme, sont également plus susceptibles de développer une maladie parodontale. Des facteurs socio-économiques défavorables, tels qu’un faible statut socio-économique, l’insécurité alimentaire et un accès limité aux soins de santé, y compris les soins dentaires, peuvent également jouer un rôle.
Bien que des études aient montré une association entre la maladie parodontale et un risque accru de diverses maladies cardiovasculaires, notamment les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, la fibrillation auriculaire et l’insuffisance cardiaque, une relation de cause à effet n’a pas encore été formellement établie. Des recherches supplémentaires, notamment des études à long terme et des essais cliniques randomisés, sont nécessaires pour déterminer si le traitement parodontal peut avoir un impact significatif sur la progression et les résultats de l’ASCVD.
Les chercheurs soulignent également la nécessité d’explorer le rôle des facteurs socio-économiques et de l’accès aux soins dentaires afin de développer des stratégies de prévention et de traitement ciblées.
Cette déclaration scientifique a été élaborée par un groupe d’experts bénévoles au nom de plusieurs comités de l’American Heart Association. Il est important de noter que les déclarations scientifiques ne fournissent pas de recommandations thérapeutiques directes, mais servent de base à l’élaboration de lignes directrices cliniques.
Pour plus d’informations, consultez le site web de l’American Heart Association : www.heart.org et www.stroke.org.
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