Publié le 7 novembre 2024. Une tempête solaire d’intensité forte, provoquée par une éjection de masse coronale (CME), devrait toucher la Terre à partir de ce jeudi soir, avec des risques potentiels sur les communications et la possibilité d’observer des aurores boréales à des latitudes inhabituellement basses.
- Une alerte de niveau G3 (Fort) a été émise par le Centre de prévision météorologique spatiale de la NOAA pour les 6 et 7 novembre.
- Les communications radio haute fréquence (HF) pourraient être perturbées, ainsi que les signaux de navigation basse fréquence.
- Cette tempête solaire pourrait rendre visibles des aurores dans des régions où ce phénomène est rarement observé.
Le Centre de prévision météorologique spatiale (SWPC) de la NOAA aux États-Unis a signalé qu’une importante éjection de masse coronale (CME) s’approche de la Terre. Cette CME, enregistrée ces dernières heures, devrait impacter notre planète à partir de jeudi soir 6 novembre. L’intensité exacte de l’événement reste toutefois incertaine et dépendra des caractéristiques du champ magnétique et de la vitesse de la CME à son arrivée.
Selon le SWPC, le processus d’impact d’une CME sur Terre se déroule en deux étapes : d’abord l’arrivée du front de choc, suivie du nuage magnétique. L’arrivée du choc peut déclencher des réactions géomagnétiques immédiates. Ensuite, si le champ magnétique contenu dans la CME est orienté à l’opposé de celui de la Terre, l’activité géomagnétique pourrait s’intensifier considérablement.
Les effets potentiels de cette tempête solaire incluent des perturbations des communications radio haute fréquence (HF) sur la partie éclairée de la planète, ainsi que des interférences brèves avec les signaux de navigation basse fréquence. Plus spectaculairement, cette activité solaire pourrait générer des aurores boréales et australes visibles à des latitudes plus basses qu’à l’accoutumée.
Pour affiner les prévisions, les scientifiques attendent les données provenant de l’observatoire du vent solaire, positionné au point de Lagrange L1, situé à un million de kilomètres de la Terre. Cet observatoire est crucial pour mesurer avec précision la vitesse, l’intensité magnétique et l’orientation du champ magnétique de la CME, permettant ainsi de mieux évaluer l’ampleur de l’événement.
