Des négociations cruciales pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine s’ouvrent ce week-end à Berlin, avec la participation de l’envoyé spécial du président américain Donald Trump et de plusieurs dirigeants européens. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a d’ores et déjà indiqué qu’il était prêt à des concessions, tout en dénonçant une intensification des frappes russes sur son pays.
L’envoyé américain, Steve Witkoff, accompagné du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a été aperçu ce dimanche matin dans le centre de Berlin. Il devrait rencontrer Volodymyr Zelensky ainsi que d’autres responsables européens afin de discuter des bases d’un possible accord de paix. Zelensky a confirmé samedi soir qu’il s’agissait d’une occasion importante : « Plus important encore, je rencontrerai les envoyés du président Trump, et il y aura également des réunions avec nos partenaires européens, avec de nombreux dirigeants, concernant les fondements de la paix – un accord politique pour mettre fin à la guerre », a-t-il déclaré dans un discours à la nation.
À l’approche de ces discussions, le président Zelensky a souligné la nécessité de faire des compromis. Interrogé par des journalistes via une messagerie WhatsApp, il a précisé que l’Ukraine pourrait accepter des garanties de sécurité de la part des États-Unis et de l’Europe en lieu et place d’une adhésion à l’OTAN. « Il y aura des compromis sur les propositions de paix », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, la situation sur le terrain reste tendue. Le ministère russe de la Défense a annoncé avoir intercepté et détruit 235 drones ukrainiens dans la nuit de samedi à dimanche. Un dépôt pétrolier a pris feu dans la région de Volgograd suite à la chute de débris de drones, et au moins dix aéroports russes ont temporairement restreint leur trafic aérien.
Kiev dénonce une intensification des frappes russes, notamment sur ses infrastructures énergétiques. Zelensky a accusé la Russie de chercher à « terroriser » la population ukrainienne, affirmant que ces actions ne visent pas la fin du conflit. « Il est important que tout le monde voie désormais ce que fait la Russie – chaque mesure qu’ils prennent pour terroriser notre peuple… car il ne s’agit clairement pas de mettre fin à la guerre », a-t-il déclaré sur X.
En marge de ces tensions, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, se rendra en Russie et en Biélorussie dans les prochains jours, selon un porte-parole de son ministère. Cette visite intervient après une rencontre entre le président iranien Masoud Pezeshkian et son homologue russe Vladimir Poutine au Turkménistan vendredi dernier.
Enfin, les autorités biélorusses ont libéré le prix Nobel de la paix Ales Bialiatski et la figure de l’opposition Maria Kolesnikova de prison.
