Publié le 2024-02-29 10:00:00. Kati Wilhelm, figure emblématique du biathlon allemand, triple championne olympique et quintuple championne du monde, s’est réinventée après sa carrière sportive. De présidente d’une fédération à entraîneuse de jeunes, elle partage son quotidien et ses nouvelles passions.
- Kati Wilhelm est aujourd’hui présidente de la Fédération de ski de Thuringe.
- Elle travaille également comme coach en motricité chez les enfants en bas âge et entraîne de jeunes fondeurs.
- Mère de deux enfants, elle veille à ne pas leur mettre de pression quant à une éventuelle carrière sportive.
Après une carrière couronnée de succès – trois médailles d’or olympiques, cinq titres de championne du monde et un classement général de la Coupe du monde – Kati Wilhelm a tiré sa révérence en mars 2010. L’athlète, qui avait eu l’honneur de porter le drapeau allemand lors des Jeux olympiques d’hiver de Turin en 2006, a continué à faire parler d’elle pendant près de douze ans en tant que consultante pour la télévision allemande ARD.
Mais l’ancienne biathlète a exploré d’autres voies. Elle s’est lancée dans la restauration, ouvrant un restaurant nommé « Heimatlon » à Steinbach-Hallenberg, qu’elle a finalement fermé en 2023. Aujourd’hui, son engagement prend une autre forme, plus proche de ses racines et de sa passion pour le sport.
Une présidence assumée
Depuis l’année dernière, Kati Wilhelm occupe le poste de présidente de la Fédération de ski de Thuringe. Une fonction qu’elle n’avait pas forcément anticipée.
« J’étais auparavant vice-présidente – j’ai en réalité glissé dans ce poste. J’ai ensuite réalisé qu’il était possible de changer les choses et qu’en tant qu’ancienne sportive, j’avais beaucoup à apporter. »
Kati Wilhelm
Son objectif principal est de renforcer la présence de la Thuringe dans le paysage sportif, en particulier dans le domaine du sport amateur.
Mais l’engagement de Kati Wilhelm ne s’arrête pas là. Elle transmet son savoir-faire aux jeunes générations en tant qu’entraîneuse de ski de fond dans son club de Steinbach-Hallenberg. Elle accompagne également son fils Jacob (11 ans) dans son apprentissage du ski, tandis que sa fille Lotta (14 ans) fréquente un lycée sportif.
Consciente de la pression que peuvent subir les enfants issus de familles de sportifs de haut niveau, Kati Wilhelm affirme :
« J’ai toujours essayé de ne pas exercer de pression sur mes enfants. C’est l’extérieur qui pose la question de savoir s’ils veulent suivre les traces de leur mère, ce que je trouve difficile. »
Kati Wilhelm
Elle ajoute, avec un sourire :
« Cela dit, quand je suis présente, j’ai bien sûr envie de les aider à progresser. »
Kati Wilhelm
En parallèle, elle a trouvé une vocation inattendue : devenir coach en motricité dans les jardins d’enfants.
« Cela s’est développé après la pandémie et devait initialement être une mission de courte durée. Maintenant, cela fait plus de deux ans que j’exerce cette activité. »
Kati Wilhelm
Kati Wilhelm, médaillée d’or en individuel aux Championnats du monde de biathlon 2009 à Pyeongchang (à l’époque âgée de 33 ans). Photo: REUTERS
