Publié le 12 octobre 2025 à 06h31. Après une première conférence de presse controversée, le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, a organisé un nouveau point de presse à New Delhi, cette fois en invitant des journalistes de sexe féminin, suite à un tollé suscité par l’exclusion de ces dernières.
- Le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, a convoqué une nouvelle conférence de presse à New Delhi.
- Cette nouvelle rencontre fait suite à la polémique provoquée par l’absence de femmes journalistes lors de sa précédente intervention.
- L’invitation de journalistes de sexe féminin vise à apaiser les critiques et à répondre aux préoccupations soulevées.
La semaine dernière, l’arrivée d’Amir Khan Muttaqi en Inde pour une visite d’une semaine avait été marquée par une vive controverse. Lors de sa première conférence de presse, vendredi soir, le ministre taliban avait été accusé de discrimination pour ne pas avoir autorisé l’accès aux femmes journalistes. Cette décision avait rapidement suscité l’indignation et de nombreuses critiques.
Face à cette vague de protestations, les autorités afghanes ont réagi en organisant une nouvelle rencontre avec la presse. Cette fois, des journalistes de sexe féminin ont été invitées à participer, une mesure interprétée comme une tentative de rectifier le tir et de répondre aux préoccupations exprimées par la communauté internationale et les médias.
Cette visite en Inde s’inscrit dans un contexte de tentatives de dialogue entre les talibans et la communauté internationale, après leur prise de pouvoir en Afghanistan. New Delhi cherche à maintenir un canal de communication avec Kaboul, tout en exprimant ses préoccupations concernant le respect des droits humains, notamment ceux des femmes.
Les détails de la nouvelle conférence de presse et les questions posées par les journalistes, y compris les femmes, devraient permettre d’éclairer davantage les positions du gouvernement taliban sur les questions sensibles liées aux droits des femmes et à la liberté de la presse en Afghanistan.
