Mis à jour le 18 novembre 2025 à 16:50. Le procès de Taleb A., accusé d’un acte violent, se poursuit avec des témoignages sur son comportement en détention et ses déclarations concernant une prétendue organisation d’aide aux réfugiés. L’accusé maintient sa grève de la faim et nie toute motivation d’extrême droite.
- Des policiers ont témoigné sur les procédures d’identification et de garde à vue de Taleb A., décrivant une coopération de sa part.
- L’accusé a réaffirmé son innocence et a évoqué des théories du complot concernant une supposée « islamisation » et des allégations de torture en prison.
- Mercredi, d’anciens collègues de Taleb A. au sein du système pénitentiaire de Bernbourg seront entendus.
L’audience de ce mardi a été marquée par les témoignages de plusieurs agents de police concernant les premières heures suivant l’arrestation de Taleb A. Un policier de 28 ans a expliqué avoir pris en charge l’accusé en garde à vue, sollicité l’intervention de médecins légistes et organisé un examen médical. Selon son témoignage, Taleb A. était « très lucide » et a coopéré pleinement.
Une policière de 27 ans a précisé que son équipe était initialement préparée à un interrogatoire, mais que l’enquête a finalement été confiée aux services de sécurité de l’État. Elle a rapporté que Taleb A. s’est dit « heureux » d’apprendre cette nouvelle. La cellule était sous surveillance vidéo et l’arrestation officielle a été formalisée à 22h20, après que l’accusé ait été informé de son droit à l’assistance d’un avocat.
Plus tôt dans la journée, un policier de 25 ans a décrit la procédure d’identification de Taleb A., incluant la prise de dix photos standardisées après son arrestation. L’accusé, déshabillé jusqu’aux sous-vêtements, s’est montré coopératif durant cette opération.
Lors d’un interrogatoire ultérieur, Taleb A. a réitéré ses affirmations concernant une organisation présumée d’aide aux réfugiés basée à Cologne. Il a également exprimé son désespoir en expliquant les raisons de sa grève de la faim :
« Pour moi, c’est un signe de désespoir. »
Taleb A., accusé
Il a catégoriquement nié avoir voulu tuer le plus grand nombre de personnes possible et a rejeté toute affiliation à des motivations d’extrême droite, affirmant être « définitivement de gauche ». Il a cependant réitéré des théories conspirationnistes sur une prétendue « islamisation » et a formulé des accusations contre les autorités, évoquant des allégations de torture dans la JVA (établissement pénitentiaire) de Burg.
Le procès se poursuivra mercredi avec l’audition d’anciens collègues de Taleb A. travaillant au sein du système pénitentiaire de Bernbourg, notamment le directeur médical de l’époque et d’autres employés. Leurs témoignages pourraient apporter un éclairage nouveau sur la perception de l’accusé par ses pairs avant l’incident.
