Publié le 11 novembre 2025 à 13h39. L’ancien président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono (SBY) a exprimé sa vive inquiétude face à une escalade des tensions géopolitiques, avertissant du risque réel d’un embrasement mondial. Il appelle à un retour à la coopération internationale pour éviter un conflit de grande ampleur.
- Susilo Bambang Yudhoyono met en garde contre le risque d’une Troisième Guerre mondiale.
- Il pointe du doigt le nationalisme exacerbé et les actions unilatérales des grandes puissances dotées de droit de veto.
- Malgré ses préoccupations, SBY reste optimiste quant à la possibilité d’éviter un conflit majeur.
Dans un discours prononcé le 11 novembre 2025 à l’Institut de technologie de Sepuluh Nopember (ITS) à Surabaya, l’ancien chef d’État indonésien a souligné la fragilité de la paix mondiale. Il a dénoncé un affaiblissement de la coopération internationale, tant au niveau multilatéral que régional, exacerbé par des politiques nationalistes et des initiatives prises sans concertation.
Selon SBY, cette situation préoccupante nécessite une action immédiate.
« Il faut que cela s’arrête. Si cela ne s’arrête pas, il est tout à fait possible qu’une guerre plus grave éclate. Une Troisième Guerre mondiale, c’est tout à fait possible. »
Susilo Bambang Yudhoyono, ancien président de la République d’Indonésie
Fort de son expérience de général et de dirigeant politique, SBY a affirmé posséder une compréhension approfondie des enjeux géopolitiques et de sécurité.
« Je suis général, je comprends la géopolitique, je comprends les relations internationales, je comprends la paix et la sécurité. »
Susilo Bambang Yudhoyono, ancien président de la République d’Indonésie
Malgré ce constat alarmant, l’ancien président indonésien n’a pas renoncé à l’espoir. Il a insisté sur la nécessité d’une volonté politique forte pour désamorcer les tensions et préserver la paix.
« Je suis de ceux qui croient qu’une troisième guerre mondiale peut être évitée. Elle peut être évitée, elle peut être évitée. S’il y a une volonté, il y a un moyen. Cela dépend des dirigeants mondiaux d’aujourd’hui. »
Susilo Bambang Yudhoyono, ancien président de la République d’Indonésie
