Nouvelles sanctions de l’ONU contre l’Iran : le régime des mollahs visé
Les Nations Unies remettent en vigueur, à partir de dimanche à 2h heure allemande, leurs sanctions contre le régime des mollahs à Téhéran. Ces sanctions interdisent les livraisons d’armes à l’Iran, interdisent au pays l’enrichissement d’uranium et permettent le gel des avoirs des membres du gouvernement iranien.
La raison : le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne accusent l’Iran de violer l’accord nucléaire de 2015, qui vise à empêcher le développement d’une arme nucléaire. Cette violation est qualifiée de « claire et délibérée ». L’Iran « n’a aucune justification civile à ses stocks d’uranium hautement enrichi ». Le programme nucléaire de Téhéran « continue de représenter une menace claire pour la paix mondiale ».
La Russie et la Chine avaient tenté de reporter les sanctions de six mois. Leur initiative a échoué vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU ; neuf membres ont voté contre, seulement quatre étaient favorables au report, et deux se sont abstenus. L’ambassadrice britannique auprès de l’ONU, Barbara Wood, a déclaré après le vote : « Nous nous sommes efforcés sans relâche de résoudre les préoccupations par des moyens diplomatiques. Nous regrettons que l’Iran ait bloqué le processus. »
Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran est le seul pays sans arme nucléaire propre à enrichir de l’uranium à 60 %. Pour la fabrication d’ogives nucléaires, un enrichissement à 90 % est nécessaire, tandis qu’un enrichissement à 3,67 % est suffisant pour la production d’électricité à partir de l’énergie nucléaire. Téhéran assure cependant avec insistance que son programme nucléaire est uniquement destiné à des fins civiles.
Le président iranien Massoud Peseschkian a affirmé lors de son discours devant les Nations Unies : « L’Iran ne recherchera jamais l’arme nucléaire. Nous sommes pleinement disposés à faire preuve de transparence concernant notre uranium hautement enrichi. »
Cette semaine, les inspecteurs de l’AIEA ont repris leurs contrôles des installations nucléaires en Iran. L’AIEA l’a confirmé vendredi, sans préciser quelles installations étaient concernées ; les mesures étant « confidentielles ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtschi, a menacé de mettre fin à ces inspections en raison de la réactivation des sanctions.
Date de publication : 27 septembre 2025 à 04h17
