La série de science-fiction « The Copenhagen Test », diffusée sur Peacock, plonge le spectateur dans un thriller paranoïaque où la vie privée n’est plus une garantie. Au cœur de l’intrigue, un agent secret voit son esprit piraté, le forçant à naviguer entre surveillance constante et mission cruciale pour sauver son agence.
L’idée de cette invasion de la vie privée a été au centre des préoccupations du créateur de la série, Thomas Brandon. « Nous avons eu de longues conversations sur les questions de consentement que cela soulevait », a-t-il expliqué. « C’est un homme qui, pour prouver sa loyauté à son pays, accepte de sacrifier sa vie, ses amis, sa famille, son corps… tout. »
Un exemple frappant de cette perte de contrôle se manifeste dans une scène coupée du premier épisode. Brandon décrit : « Il se prépare à prendre une douche… et puis il regarde simplement vers le bas. » Cette scène, jugée trop humoristique pour le début de la série, illustrait néanmoins le thème central de la confiance et du prix à payer pour la sécurité nationale.
L’agent Alexander Hale, interprété par Simu Liu, se retrouve ainsi sous surveillance totale, tant de ses ennemis que de ses supérieurs. Pour démasquer les pirates informatiques, il mène une enquête sous couverture aux côtés de Michelle (Melissa Barrera), une collègue dont les motivations restent floues. « Le plaisir de la série réside dans l’incertitude : qui est au courant et qui ne l’est pas ? », souligne Brandon, établissant un parallèle avec le film « The Truman Show » (1998).
Au-delà du mystère central du piratage, la série explore les histoires personnelles des personnages, y compris les fondateurs de l’agence « The Orphanage ». Cette exploration ouvre la voie à de potentielles suites. « Nous y avons pensé, mais ce ne sont pour l’instant que des idées », a précisé Brandon. « La série a toujours été conçue comme un projet à long terme, et nous avons des plans et des espoirs pour une éventuelle deuxième saison. »
Jennifer Yale, co-showrunner, a souligné l’importance de la chimie entre les personnages d’Alexander et Michelle, tout en soulignant la manipulation sous-jacente. « Nous avons pris le temps de développer leur alchimie avant de révéler les véritables intentions de Michelle », a-t-elle expliqué. « Nous voulions que le public ait envie de les voir ensemble, pour rendre la trahison d’autant plus percutante. »
James Wan, producteur exécutif, a également évoqué l’aspect romantique et comique de la série, rappelant des œuvres comme « Mr. and Mrs. Smith » ou les classiques d’Alfred Hitchcock. « Il y a toujours une tension entre les deux personnages, mais aussi une forte attraction », a-t-il observé.
L’intrigue autour du passé de Michelle, et notamment la décision de Parker de détruire son dossier, laisse planer le doute sur son avenir. « La question est de savoir si elle a vraiment obtenu un nouveau départ, ou si elle est toujours en mission », a précisé Yale. Brandon a ajouté que le mystère de Michelle réside dans sa capacité à incarner différents rôles, au point de ne plus savoir quelle est sa véritable identité.
Enfin, le personnage de Parker, qui semble comprendre Hale de manière intuitive, suscite également l’intérêt. Brandon a suggéré qu’il existe une similitude entre eux, une capacité à anticiper les actions de l’autre. « Elle est un peu le stand-in de l’écrivain dans la série », a-t-il déclaré, évoquant une forme d’amour non partagé et une fascination pour sa propre création.
