Publié le 11 décembre 2025 à 09h39. Le propriétaire et le directeur exécutif de la compagnie aérienne espagnole Plus Ultra ont été interpellés jeudi à Madrid dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent, tandis que la police perquisitionnait le siège de l’entreprise à la recherche de documents.
- Julio Martínez, propriétaire de Plus Ultra, et Roberto Roselli, son directeur exécutif, ont été placés en garde à vue.
- La police a mené une opération de recherche de documents au siège de la compagnie aérienne.
- Cette enquête est distincte de celle visant l’ancienne responsable socialiste Leire Díez et d’autres personnes impliquées dans des irrégularités présumées dans les contrats publics.
La Police Nationale espagnole a procédé jeudi à l’arrestation de Julio Martínez et Roberto Roselli, respectivement propriétaire et directeur exécutif de la compagnie aérienne Plus Ultra. L’opération s’est accompagnée de perquisitions au siège de l’entreprise, dans le but de recueillir des éléments de preuve dans une enquête ouverte pour blanchiment d’argent.
Selon des sources proches de l’enquête, ces interpellations interviennent dans le cadre d’un dossier supervisé par le Tribunal d’Instruction numéro 15 de Madrid, dont les détails restent confidentiels. La compagnie aérienne a affirmé collaborer pleinement avec les autorités, fournissant « toute la documentation nécessaire et limitée au domaine économique et financier ».
Il est important de noter que cette affaire est distincte de l’enquête en cours concernant l’ancienne militante socialiste Leire Díez, l’ancien président de la Société espagnole de participations industrielles (SEPI) Vicente Fernández et l’homme d’affaires Antxon Alonso, qui ont été arrêtés mercredi pour suspicion d’irrégularités dans l’attribution de contrats publics.
L’enquête sur Plus Ultra porte notamment sur le sauvetage financier de 53 millions d’euros (environ 58 millions de dollars américains) accordé à la compagnie aérienne. Bien que le Tribunal d’Instruction numéro 15 de Madrid ait initialement enquêté sur cette aide, l’affaire avait finalement été classée avec le soutien du Tribunal Provincial de Madrid. La juge d’instruction avait estimé qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments pour justifier des accusations de délit, considérant que l’arrêté royal relatif aux mesures urgentes de soutien à l’économie et à l’emploi avait été correctement appliqué.
La procédure initiale avait été ouverte contre l’ancien président par intérim de la SEPI, Bartolomé Lara, et le conseil d’administration de l’entreprise. Elle concernait l’arrêté royal du 9 mars 2021, qui avait autorisé l’aide financière à Plus Ultra sous la forme de prêts provenant du Fonds de soutien à la solvabilité des entreprises stratégiques de la SEPI.

