Publié le 22 novembre 2025 19h26. L’Argentine a connu un octobre record pour sa production énergétique, avec une production pétrolière dépassant les niveaux de 1998 et une forte augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national.
- La production pétrolière a atteint 859 500 barils par jour, un nouveau record depuis 27 ans.
- La production d’électricité à partir de sources renouvelables (solaire, éolien et petites centrales hydroélectriques) a augmenté de près de 30 % sur un an.
- Le prix de gros de l’électricité a diminué de près de 9 %, et le niveau de subvention a considérablement baissé.
L’Argentine a franchi un cap important en matière de production énergétique en octobre dernier. La production de pétrole brut a atteint 859 500 barils par jour, dépassant le précédent record de 858 329 barils établi en 1998. Cette hausse de 2 % par rapport au mois de septembre est principalement due à l’essor de la production « non conventionnelle » dans la formation géologique de Vaca Muerta, qui représente désormais plus de 66 % de la production nationale, avec 567 500 barils extraits le mois dernier.
Parallèlement à cette performance dans le secteur pétrolier, le pays a également enregistré une progression notable dans le domaine des énergies renouvelables. La production d’électricité provenant de sources renouvelables – centrales solaires, éoliennes et hydroélectriques de moins de 50 MWh – a augmenté de 13,6 % par rapport à septembre et de 29,7 % par rapport à octobre 2024. Avec 2 706 GWh produits, les énergies renouvelables ont atteint une part de 24,8 % de la production électrique mensuelle totale, un niveau jamais atteint auparavant, selon un rapport de Regional Investment Consulting SA (Ricsa).
La production totale d’électricité du pays s’est élevée à 10 916 GWh en octobre, en hausse de 2,4 % par rapport à septembre, mais en légère baisse de 0,2 % sur un an. La production thermique a représenté 39,99 % du total, avec une diminution mensuelle de 7,2 %. Les centrales hydroélectriques de plus de 50 MW ont contribué à 26,67 % de la production, tandis que l’énergie nucléaire a représenté 8,54 %, en hausse de 2,2 % par rapport à septembre.
Du côté de la demande, le secteur résidentiel a concentré 42,18 % de la consommation totale, avec 4 465 GWh, en baisse de 3 % par rapport à septembre et de 2 % par rapport à octobre 2024. Le secteur industriel a représenté 29,02 % de la demande, avec 3 071 GWh consommés, en hausse de 2 % sur un mois et de 1 % sur un an. Le secteur commercial a quant à lui consommé 3 049 GWh, représentant 28,81 % de la demande totale, en légère hausse de 2 % par rapport au mois précédent et en légère baisse de 1 % sur un an.
Un autre indicateur positif est la baisse du prix de gros de l’électricité. Le prix monomique, qui inclut le coût du transport, a diminué de 6,64 % le mois dernier, passant de 105 178,06 $ à 98 187,90 $ par MWh. En dollars, au taux de change de gros, la baisse a été encore plus marquée, avec un prix de 68,56 $ par MWh, soit 8,74 % de moins qu’en septembre. Cette diminution est principalement due à une réduction des dépassements temporaires d’approvisionnement et à une modération des coûts liés à l’énergie et à l’électricité.
Parallèlement, le pourcentage de subvention a également diminué. Après un pic en juillet, où la subvention atteignait 51,06 % du coût total, une tendance à la baisse s’est enclenchée en août et s’est accélérée en septembre et octobre, atteignant 30,47 % du coût total, soit plus de 20 points de moins qu’en juillet. Cette évolution est interprétée comme une amélioration de la couverture tarifaire, avec une plus grande proportion du coût réel de l’électricité absorbée par les tarifs, réduisant ainsi le besoin d’aides publiques.

Selon Ricsa, cette dynamique positive signale une réduction des pressions sur la structure des coûts du système électrique et un moindre besoin d’aide fiscale pour équilibrer les transactions sur le marché de gros de l’électricité.
