Publié le 5 janvier 2024 à 13h15. Un professeur irlandais, Enoch Burke, incarcéré pour avoir enfreint à plusieurs reprises une ordonnance judiciaire interdisant son accès à l’école où il enseignait, sera au centre d’une nouvelle audience devant la Haute Cour lundi après-midi. Sa famille réclame le droit pour lui de se défendre lui-même.
- Le professeur Enoch Burke est emprisonné pour non-respect d’une ordonnance judiciaire.
- Ses frères et sœurs ont demandé à la Haute Cour d’autoriser leur frère à assister à son propre procès.
- Le juge a fixé une nouvelle audience pour lundi après-midi à 14 heures.
Enoch Burke a passé les fêtes de Noël et le Nouvel An en prison en raison de son refus de se conformer à une décision de justice. Il conteste son licenciement de l’école Wilson’s Hospital School et continue de se présenter sur les lieux, malgré les injonctions et les amendes qui s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros. Il a également été constaté que l’établissement scolaire avait engagé des agents de sécurité pour l’empêcher d’entrer.
Lors d’une précédente audience, Isaac et Ammi Burke ont insisté pour que leur frère puisse se défendre lui-même, déposant une requête ex parte pour une ordonnance de production. Ils ont souligné l’urgence de la situation devant le juge David Nolan. Ce dernier a indiqué qu’il examinerait la demande et consulterait le greffier en chef de la Haute Cour pour évaluer sa recevabilité.
Le juge Nolan a exprimé son agacement face aux interventions répétées d’Isaac Burke, lui lançant : « Je ne vais plus supporter vos absurdités ». Il a également ordonné que l’examen de l’affaire soit poursuivi à huis clos, après avoir annoncé qu’il traiterait une affaire de droit de la famille. La Garde (An Garda Síochána) a été informée de la convocation.
M. Burke a déjà passé près de 600 jours en prison pour outrage au tribunal. Une commission d’appel disciplinaire a examiné son recours contre son licenciement, mais doit se réunir à nouveau pour trancher définitivement la question. Avant son dernier emprisonnement en novembre, il affirmait régulièrement qu’il se rendait sur son lieu de travail et qu’il avait le droit d’y être.
