Publié le 18 octobre 2025 à 5h06. Le Hamas a remis un nouveau corps à Israël, dans le cadre fragile du cessez-le-feu négocié, tandis que Berlin annonce l’envoi de militaires allemands pour surveiller le respect des accords.
- Le Hamas affirme rencontrer des difficultés à localiser et à remettre les corps des otages décédés.
- Un nouveau corps a été transféré à Israël et acheminé vers l’Institut médico-légal de Tel-Aviv pour identification.
- Trois soldats de la Bundeswehr seront déployés en Israël pour participer à la surveillance du cessez-le-feu.
Un nouveau corps, présumé être celui d’un otage décédé, a été remis par le Hamas aux autorités israéliennes. L’armée israélienne a confirmé la réception du cercueil, qui a été transféré aux représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avant d’être acheminé vers l’Institut médico-légal national de Tel-Aviv pour identification.
Selon des images diffusées par les médias arabes, des membres de milices ont été vus en train de mener des fouilles à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza. Des informations suggèrent que le corps aurait été enterré dans un tunnel.
L’accord de cessez-le-feu prévoit la restitution d’un total de 28 corps d’otages décédés. Avec ce transfert, 18 corps resteraient encore détenus dans la bande de Gaza. Le Hamas justifie les difficultés rencontrées dans la restitution des corps par les destructions massives causées par les bombardements, qui rendent la localisation des corps enterrés sous les décombres et dans les tunnels particulièrement ardue. Des responsables israéliens contestent cette explication, affirmant que le Hamas a connaissance de l’emplacement d’un « nombre à deux chiffres » d’otages décédés et y a accès.
La semaine dernière, le Hamas avait déjà libéré les 20 derniers otages encore en vie. Cette première phase du cessez-le-feu, initiée par l’administration américaine, vise à obtenir la libération de tous les otages, vivants ou décédés, détenus par le Hamas.
Le plan global, tel qu’envisagé par l’administration américaine, prévoit ensuite le désarmement du Hamas, la mise en place d’une administration intérimaire sans participation des islamistes et le lancement d’un programme de reconstruction de la bande de Gaza. La fragilité du cessez-le-feu et les incertitudes entourant la mise en œuvre concrète de ce plan restent cependant préoccupantes.
La Bundeswehr envoie trois soldats
Le Hamas a jusqu’à présent montré une réticence notable à se désarmer. L’armée israélienne maintient sa présence sur près de la moitié du territoire de Gaza, son retrait étant conditionné au respect des obligations du Hamas en vertu de l’accord de cessez-le-feu. Israël a également menacé de reprendre les hostilités si le Hamas ne respecte pas ces exigences.
Dans ce contexte, la Bundeswehr (l’armée allemande) va déployer trois soldats dans le sud d’Israël pour surveiller le processus de paix. Le ministère allemand de la Défense a précisé que deux officiers d’état-major et un général de brigade seront déployés la semaine prochaine. Ces militaires, en uniforme mais non armés, intégreront le Centre de coordination civil-militaire (CMCC) géré par les États-Unis, qui devrait compter environ 200 militaires.
Selon les médias américains, ce centre de contrôle est une unité militaire sous direction américaine en cours de création, située dans le sud d’Israël, à proximité de la bande de Gaza. Sa mission principale sera de surveiller le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, de contribuer à alléger les conséquences de la guerre et de coordonner l’aide humanitaire. Un déploiement de ses membres dans la bande de Gaza est exclu.
