Publié le 27 octobre 2023. Les autorités douanières de Batam ont intercepté un envoi illégal contenant des parties de calao casqué et d’ours malais, des espèces protégées, démontrant une nouvelle fois les défis de la lutte contre le trafic d’espèces sauvages en Indonésie.
- Un envoi contenant 10 calaos casqués et 43 dents d’ours malais a été intercepté le 9 septembre à Batam.
- Le colis, en provenance de Bandar Lampung et à destination de Tanjung Pinang, était dissimulé sous l’apparence d’accessoires de moto.
- Les douanes ont remis les preuves à l’Agence de conservation des ressources naturelles de Riau (BBKSDA) pour enquête et poursuites.
Les douanes de Batam ont déjoué une tentative de contrebande de parties d’animaux sauvages protégés et menacés, a révélé Zaky Firmansyah, chef des douanes de Batam. L’interception a eu lieu dans une zone de stockage temporaire de PT Global Logistik Bersama. Une analyse aux rayons X a permis de détecter la supercherie, les images ne correspondant pas à la description du colis, initialement déclaré comme contenant des accessoires de moto.
Le colis était acheminé par le service de messagerie J&T Express, en provenance de Bandar Lampung et à destination de Tanjung Pinang, avec une escale à Batam. Selon les autorités, le fret était dépourvu de tout document de licence ou certificat sanitaire requis pour le transport de produits d’origine animale.
« Les deux articles sont des animaux sauvages protégés et menacés et sont interdits au commerce international. »
Zaky Firmansyah, chef des douanes de Batam
La remise des preuves à la Section régionale de conservation II, relevant de l’Agence de conservation des ressources naturelles de Riau (BBKSDA), s’inscrit dans une démarche de coopération interinstitutionnelle visant à renforcer l’application de la loi et la conservation de la biodiversité en Indonésie. Cette collaboration est essentielle pour lutter efficacement contre les activités illégales qui menacent la faune locale.
L’enquête a révélé que l’envoi de ces parties d’animaux constitue une violation de la loi n° 5/1990 sur la conservation des ressources naturelles et de la loi n° 41/1999 sur la foresterie. Les responsables de cette tentative de contrebande s’exposent à des sanctions pénales conformément à ces législations.
