Publié le 22 octobre 2025 à 15h18. La Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a été mise à jour, révélant l’extinction de huit espèces supplémentaires et soulignant la fragilité de la biodiversité mondiale face aux menaces climatiques et à la déforestation.
- Huit espèces ont été officiellement déclarées éteintes, dont des mammifères, des mollusques, des oiseaux et des plantes.
- Certaines populations de phoques arctiques montrent des signes de rétablissement, mais restent vulnérables au réchauffement climatique.
- La déforestation est identifiée comme un facteur majeur du déclin des populations d’oiseaux à l’échelle mondiale.
La Liste rouge de l’UICN, qui évalue l’état de conservation de la flore et de la faune de la planète, comptabilise désormais 172 620 espèces, dont 48 646 sont classées en danger d’extinction. Cette mise à jour, publiée à la mi-octobre, met en lumière l’urgence d’agir pour protéger la biodiversité.
« Les gouvernements et les communautés ont une opportunité cruciale d’accélérer les actions qui protègent la biodiversité, stabilisent notre climat et construisent un avenir où les hommes et la nature prospèrent ensemble », a déclaré Dr Grethel Aguilar, directrice générale de l’UICN, dans un communiqué.
Parmi les espèces nouvellement classées comme éteintes figure la musaraigne de l’île Christmas (Crocidura trichura), un petit mammifère carnivore endémique d’Australie. L’escargot cône (Le cône du chagrin), un mollusque venimeux des océans Indien et Pacifique, a également été déclaré éteint, après avoir été considéré comme possiblement disparu depuis 1980.
Le zarapito fino (Numénius tenuirostris), un oiseau de rivage migrateur, rejoint également la liste des espèces disparues. La dernière observation de cet oiseau remonte à 1995 au Maroc. Dans le domaine botanique, deux espèces ont été déclarées éteintes : le Diospyros angulata, une espèce apparentée aux ébènes, dont la dernière observation date du début des années 1850, et le Delissea sinueuse, une plante originaire des îles hawaïennes.
L’Australie déplore également la disparition de trois espèces de bandicoots : le bandicoot rayé du sud-ouest (Confitures Myosuro), le bandicoot rayé du sud-est (Confitures Notina) et le bandicoot interdit par Nullarbor (Pérameles Papillon).
Cependant, la mise à jour de la Liste rouge n’est pas uniquement synonyme de mauvaises nouvelles. Certaines populations de phoques arctiques montrent des signes de rétablissement. Le phoque à capuchon (Cystophora cristata) a ainsi vu son statut passer de « en voie de disparition » à « vulnérable », tandis que le phoque barbu (Un hérisson barbu) et le phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus) sont passés de « en danger » à « quasi menacé ».
L’UICN souligne néanmoins que ces espèces restent fortement menacées par la perte de glace de mer, conséquence directe du réchauffement climatique. « Les phoques de l’Arctique dépendent de la glace marine pour se reproduire et élever leurs petits, ainsi que pour se débarrasser de leur fourrure, se reposer et accéder aux aires d’alimentation », explique l’organisation.
La déforestation est également pointée du doigt comme un facteur majeur du déclin des populations d’oiseaux. Sur les 11 185 espèces d’oiseaux évaluées, 1 256 (11,5 %) sont actuellement menacées à l’échelle mondiale. En outre, l’UICN note que 61 % des espèces d’oiseaux ont des populations en déclin, une augmentation de 44 % depuis 2016.
Enfin, une lueur d’espoir : l’état de conservation de la tortue verte (Chelonia mydas) s’est amélioré grâce aux mesures de protection mises en œuvre à l’échelle mondiale. Son statut est passé de « en danger » à « moins préoccupante ».
