Les cas de gonorrhée ont augmenté de manière significative au Pays de Galles, atteignant des niveaux trois fois supérieurs à ceux d’il y a une décennie, en 2015. Les autorités sanitaires mettent en garde, notamment les étudiants, contre les risques des rapports sexuels non protégés, en particulier pendant la période d’intégration universitaire.
L’année dernière, 3 204 cas de gonorrhée ont été recensés au Pays de Galles, contre 973 en 2015. Le taux d’infection s’élève à 101,3 infections pour 100 000 habitants en 2024, ce qui signifie qu’une personne sur 987 est susceptible de contracter cette IST, un chiffre plus que triplé par rapport à il y a dix ans (31,7 infections pour 100 000 personnes).
Bien que le nombre de cas ait diminué par rapport à 2023 (168,6 infections pour 100 000 personnes, avec 5 336 cas), les médecins soulignent que les IST restent à un niveau élevé et appellent à la vigilance, en particulier chez les jeunes de 15 à 24 ans.
Le Pays de Galles est l’une des premières nations à lancer un programme de vaccination contre la gonorrhée pour certaines populations.
Malgré une baisse de 40% des infections en 2024, les niveaux restent historiquement élevés. La gonorrhée est une infection sexuellement transmissible connue depuis l’Antiquité, mentionnée dans les textes bibliques et gréco-romains.
Le risque de contracter la gonorrhée est particulièrement élevé à Cardiff, où le taux d’infection enregistré par le Cardiff and Vale University Health Board atteint 226,7 cas pour 100 000 habitants, soit plus du double de la moyenne nationale (environ une personne sur 441).
Le Swansea Bay University Health Board (Swansea, Neath et Port Talbot) affiche un taux de 117,5 infections pour 100 000 habitants, suivi par l’Aneurin Bevan University Health Board (Blaenau Gwent, Caerphilly, Monmouthshire, Newport et Torfaen) avec 109,7 pour 100 000.
Les autorités sanitaires galloises ont également constaté une augmentation des cas de syphilis et encouragent l’utilisation de kits de dépistage d’IST, disponibles à domicile.
Le professeur Daniel Thomas, épidémiologiste consultant chez Public Health Wales, a déclaré : “Bien que cette augmentation puisse être liée à un plus grand nombre de tests effectués, elle soulève des inquiétudes quant à la transmission croissante de ces infections, en particulier chez les jeunes.” Il a ajouté que Public Health Wales reste engagé à fournir des tests accessibles et confidentiels et encourage chacun à prendre des mesures proactives pour gérer sa santé sexuelle.
