L’université du Massachusetts Amherst va considérablement renforcer ses capacités de recherche en sciences de la vie grâce à deux subventions majeures, totalisant plus de 3,6 millions de dollars (environ 3,3 millions d’euros). Ces fonds permettront l’acquisition d’équipements de pointe en spectrométrie de masse et en biofabrication, positionnant l’établissement comme un acteur clé de l’innovation dans le secteur biotechnologique.
La plus importante des deux subventions, d’un montant de 1,98 million de dollars (environ 1,8 million d’euros), est destinée à l’acquisition d’un spectromètre de masse timsTOF fleX de Bruker Scientific pour l’installation centrale de spectrométrie de masse de l’Institut des sciences appliquées de la vie (IALS). Cet instrument permettra des analyses « omiques » – protéomique, métabolomique et spatialomique – d’une sensibilité et d’une précision inégalées. Il permettra d’étudier en détail les modifications des protéines, des métabolites et d’autres molécules en réponse à des facteurs tels que les maladies, l’exposition à l’environnement ou les traitements médicaux.
Selon Richard Vachet, professeur de chimie, ce spectromètre de masse représente une avancée significative : « Ce spectromètre de masse nous permettra de réaliser une histologie moléculaire plus rapidement, mieux et avec une sensibilité accrue que jamais. Nous pourrons générer des centaines d’images de molécules simultanément, afin de suivre plus efficacement les systèmes d’administration thérapeutique et leurs effets biochimiques dans les tissus. »
L’IALS, qui sera la seule installation de spectrométrie de masse de ce calibre dans l’ouest du Massachusetts, offrira également ses services aux chercheurs d’autres institutions et proposera des formations pratiques sur cette technologie de pointe, préparant ainsi les étudiants à des carrières dans la biotechnologie et la recherche biopharmaceutique.
Une seconde subvention, de plus de 1,58 million de dollars (environ 1,45 million d’euros), financera l’acquisition d’une imprimante 3D à écriture laser directe par polymérisation à deux photons UpNano NanoOne Bio, ainsi que des outils de caractérisation associés, pour l’installation principale de conception et de fabrication numériques avancées de l’IALS. Ce projet est dirigé par Sunandita Sarker, professeure adjointe de génie mécanique et industriel.
Ce système permettra de fabriquer des structures tridimensionnelles complexes avec une précision submicronique, ouvrant la voie à des applications auparavant inaccessibles. Les chercheurs pourront ainsi produire des polymères biocompatibles, des hydrogels et des microdispositifs destinés à des dispositifs biomédicaux, des biocapteurs, de la microrobotique et des modèles d’organes sur puce.
« Cette technologie comble le fossé entre la conception à l’échelle submicronique et la traduction médicale réelle », explique Sarker. « Elle nous permet de miniaturiser les dispositifs médicaux afin de réduire le traumatisme pour les patients, de personnaliser les outils pour des applications biomédicales et d’intégrer des fonctions de détection et thérapeutiques directement dans les dispositifs que nous fabriquons. »
L’acquisition de cette imprimante 3D contribuera également au développement économique régional en facilitant l’accès à la fabrication de précision pour les jeunes entreprises et les petites entreprises, tout en servant de centre de formation pour les étudiants et les utilisateurs externes. Ensemble, ces investissements du Massachusetts Life Sciences Center (MLSC) renforcent le rôle de l’UMass Amherst en tant que pôle régional pour la recherche en sciences de la vie, la fabrication de pointe et le développement des compétences, tout en soutenant l’innovation et la croissance économique dans tout le Commonwealth.
