Publié le 24 février 2024 14:35:00. Le Parti Populaire (PP) a revu sa position concernant les allégations de fraude électorale en Estrémadure, saluant l’intervention rapide de la Garde civile et s’interrogeant sur le silence du gouvernement socialiste à ce sujet.
- Le PP ne parle plus de « pucherazo » (vol massif de votes) et met l’accent sur l’action de la Garde civile.
- L’enquête pointe vers un groupe criminel commun, surnommé le « gang des radios », et non vers une manipulation politique.
- Le PP critique l’absence de réaction du gouvernement et du PSOE face à ces vols, soulignant que ce sont les représentants du PP qui ont déposé plainte.
Après avoir dénoncé avec véhémence un possible « pucherazo » suite au vote par correspondance en Estrémadure, le Parti Populaire a adopté un ton plus mesuré. Carmen Fúnez, secrétaire générale adjointe du PP chargée de la Santé et de la Politique Sociale, a indiqué que l’approche de son parti n’était désormais « plus puchera ». Elle a insisté sur la nécessité de « féliciter et remercier » l’action rapide de la Garde civile dans cette affaire.
Cette évolution intervient après le signalement du vol de 124 votes dans des bureaux de poste de la région. Selon les premières investigations, ces vols seraient l’œuvre d’un groupe criminel, rapidement baptisé le « gang des radios » en raison de l’outil utilisé pour ouvrir les coffres-forts contenant les bulletins de vote et de l’argent. Les autorités ont précisé que 122 des 124 personnes concernées ont pu voter à nouveau grâce aux mesures mises en place par Correos.
Carmen Fúnez a souligné l’étonnement du PP face au silence du gouvernement et du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Elle a rappelé que ce sont les représentants du PP qui ont déposé plainte, et non des membres du gouvernement ou du PSOE. Elle a également mis en lumière le fait que, à l’époque des faits, les dirigeants de Correos étaient Juan Manuel Serrano, ancien chef de cabinet de Pedro Sánchez, et Leire Díez, une militante du PP impliquée dans plusieurs affaires de corruption présumée.
La responsable du PP a également exprimé son étonnement quant à l’absence de commentaires de l’ancien président du gouvernement, José Luis Rodríguez Zapatero, sur la campagne électorale en Estrémadure, tout en ravivant les soupçons concernant son rôle dans le sauvetage de l’entreprise Plus Ultra.
Enfin, Carmen Fúnez a profité de cette occasion pour critiquer les affaires de corruption et de harcèlement sexuel qui pourraient affecter le gouvernement et le PSOE, ainsi que la présentation du rapport de fin d’année du président depuis La Moncloa, qui lui a valu une sanction de la Commission électorale centrale.
