Publié le 8 janvier 2024 14:30:00. Les guides touristiques de l’Etna, en Sicile, manifestent leur mécontentement face à de nouvelles restrictions imposées après une récente intensification de l’activité volcanique. Ces mesures limitent l’accès aux coulées de lave, impactant l’attractivité de l’expérience pour les visiteurs.
- Les excursions touristiques sur l’Etna sont désormais limitées jusqu’au coucher du soleil.
- Les touristes doivent désormais maintenir une distance d’au moins 200 mètres (656 pieds) des coulées de lave.
- Les guides estiment que ces restrictions sont excessives et nuisent à l’expérience touristique.
Les autorités siciliennes ont pris ces mesures de sécurité après que le volcan, culminant à 3 350 mètres (10 991 pieds), a montré des signes d’activité accrue à la veille de Noël. Depuis, plusieurs éruptions ont eu lieu, bien que l’Institut national italien de géophysique et de volcanologie (INGV) ait confirmé que la lave émise ne progresse plus actuellement.
Les guides volcaniques expriment leur frustration, arguant que la vitesse de progression de la lave permet une observation sécurisée. Ils regrettent également l’impossibilité pour les touristes d’admirer le spectacle de la lave en soirée, souvent plus impressionnant.
« Les coulées de lave se déplacent suffisamment lentement pour être observées en toute sécurité. La lave est également plus spectaculaire après le coucher du soleil, mais les touristes n’ont plus cette opportunité. »
Ces nouvelles restrictions interviennent après des mesures déjà prises l’été dernier, suite à des comportements imprudents de certains touristes. Le maire de Biancavilla, village situé au sud-ouest de l’Etna, avait alors interdit de s’approcher à moins de 50 mètres (164 pieds) des coulées de lave après que des visiteurs aient été surpris en train de prendre des selfies au bord d’une rivière de lave en fusion. La sécurité des personnes avait alors été priorisée.
L’Etna, le plus haut et l’un des volcans les plus actifs d’Europe, continue d’être surveillé de près par les autorités et les scientifiques de l’INGV.

