Publié le 26 octobre 2023. L’ancien président sud-coréen Yoon se voit réclamer une peine de dix ans de prison pour son rôle dans des tentatives d’obstruction à son arrestation suite à un coup d’État manqué. Cette affaire intervient dans le cadre d’une série de poursuites judiciaires qui pourraient le conduire à l’emprisonnement à vie.
- Les procureurs sud-coréens ont requis une peine de 10 ans de prison contre l’ancien président Yoon.
- Yoon est également accusé d’avoir fomenté un soulèvement, une accusation passible de la prison à vie, voire de la peine de mort.
- Il a été brièvement incarcéré puis libéré sous caution, avant d’être de nouveau emprisonné pour empêcher la destruction de preuves.
L’affaire remonte à plus d’un an, lorsque Yoon a tenté de contrecarrer les efforts pour le démettre de ses fonctions après un coup d’État avorté. Des manifestations massives avaient contraint le président à revenir sur son ordre initial, mais le Parlement l’a ensuite suspendu de ses fonctions. Arrêté en janvier pour haute trahison, il a été officiellement destitué de la présidence.
Selon l’agence de presse Yonhap, les partisans de Yoon avaient initialement réussi à entraver son arrestation, l’ancien président s’étant retranché dans le complexe présidentiel. En mars dernier, un tribunal de Séoul avait autorisé Yoon à attendre son procès en liberté, décision annulée en juillet par un nouvel incarcérément visant à prévenir toute altération des preuves.
Si Yoon était reconnu coupable de l’accusation de soulèvement, il s’agirait d’une condamnation historique. Bien que la peine de mort soit théoriquement applicable en Corée du Sud, elle n’a pas été appliquée depuis 1997.
