Home AffairesTaux de terminaison longs non attachés | Investir.com

Taux de terminaison longs non attachés | Investir.com

by Amélie Bernard

Les taux d’intérêt en zone euro continuent de grimper, atteignant de nouveaux sommets, tandis que les marchés américains affichent une hésitation grandissante quant à une baisse rapide des taux. Cette divergence s’explique par une résilience économique américaine plus forte que prévu et des inquiétudes persistantes concernant l’inflation.

Lundi, les rendements des obligations d’État américaines ont repris leur progression vers la zone des 4,1 %, un niveau qui sert de point d’ancrage depuis début septembre. Malgré des données économiques mitigées, elles ne sont pas suffisamment alarmantes pour déclencher un rallye haussier significatif pour les obligations. Les résultats des dernières adjudications d’obligations, bien que pas catastrophiques, n’ont pas non plus apporté le soutien attendu par les investisseurs optimistes.

La semaine dernière, les anticipations d’une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine en décembre ont connu une évolution spectaculaire, passant d’une probabilité de 25 % à près de 100 %. Cette dynamique était étroitement corrélée à l’évolution des rendements du Trésor américain à 10 ans, jusqu’à lundi. Un changement de cap a été initié par une attitude plus ferme de la Banque du Japon, qui a contribué à cette nouvelle orientation.

Les marchés restent préoccupés par les risques inflationnistes, ce qui limite pour l’instant le potentiel de hausse des taux swap en euros. Le swap d’inflation à 10 ans se situe actuellement à 1,94 %, en deçà de l’objectif à long terme de 2 % fixé par la Banque centrale européenne (BCE). Un possible accord de paix en Russie a récemment contribué à une baisse des anticipations d’inflation, en réduisant les prix des contrats à terme sur le gaz pour 2026 et potentiellement en diminuant l’urgence des dépenses de défense.

Cependant, l’atteinte par le taux swap à 10 ans de la barre des 2,8 % lundi, malgré ces facteurs désinflationnistes, souligne également le risque d’une hausse des taux. Les taux de la zone euro n’ont pas échappé à la récente augmentation mondiale des taux observée au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni, entraînant une augmentation sensible des taux réels. Les réformes des retraites aux Pays-Bas exercent également une pression à la hausse à long terme, en augmentant le nombre d’échanges de payeurs.

Si la zone euro ne parvient pas à atteindre l’objectif d’inflation de la BCE dans les mois à venir, comme le prévoient les marchés, un dépassement du seuil de 3 % pour le taux swap à 10 ans pourrait devenir une réalité. Pour que cela se produise, une série de chiffres d’inflation supérieurs aux attentes sera nécessaire. Le chiffre de 2,4 % attendu mardi, cependant, indique que nous sommes encore loin de cet objectif.

Mardi, l’attention sera focalisée sur la publication de l’indice des prix à la consommation (IPC) de base en zone euro, dont le consensus prévoit un chiffre de 2,4 %. Aux États-Unis, la publication des données pourrait être retardée en raison de la fermeture du gouvernement.

En termes d’émissions obligataires, le Royaume-Uni mettra aux enchères pour 1 milliard de livres sterling (environ 1,16 milliard d’euros) de linkers Gilt à 6 ans, et l’Allemagne proposera des Schatz à 2 ans pour un montant de 4,5 milliards d’euros.

You may also like

Leave a Comment