Publié le 4 décembre 2025. Un domaine skiable valaisan offre une expérience hivernale unique : le ski est totalement gratuit, une initiative rendue possible par la générosité d’un entrepreneur local qui souhaite rendre ce sport accessible à tous, notamment aux enfants.
- Les Télégiettes, près de Monthey, proposent l’accès gratuit aux pistes et aux remontées mécaniques.
- Alain Bosco, l’opérateur du domaine, finance cette offre grâce à ses propres moyens et aux dons.
- L’objectif principal est de permettre aux jeunes, y compris ceux issus de milieux modestes, de pratiquer le ski.
À une vingtaine de minutes en voiture de Monthey, dans le Valais, les Télégiettes défient les codes du ski en offrant une expérience totalement gratuite à tous les amateurs de sports d’hiver. Pistes et remontées mécaniques sont accessibles sans frais, une situation exceptionnelle rendue possible par l’engagement d’Alain Bosco.
Ce petit domaine skiable, situé entre 1 300 et 1 800 mètres d’altitude, a ouvert ses portes dans les années 1960 et fut l’un des pionniers en Suisse. Un projet ambitieux de liaison avec les Portes du Soleil, l’un des plus vastes domaines skiables du monde, n’a malheureusement jamais abouti. Comme l’explique Bosco à la chaîne française BFMTV, le site a connu son apogée dans les années 1970 et 1980 avant de perdre de son attractivité et de devoir fermer ses portes.

En 2004, Alain Bosco a relancé le site. À proximité des remontées mécaniques existantes, il a ouvert l’hôtel de luxe Whitepod, célèbre pour ses chambres en forme d’igloo et de dôme. Le succès de cet établissement lui a permis de financer la rénovation des deux remontées mécaniques et de les rendre accessibles gratuitement au public.
Le domaine skiable est ouvert au moins deux week-ends par mois, de 10h à 16h, en fonction des conditions d’enneigement. Il propose huit kilomètres de pistes, dont deux pistes de descente, une zone freeride, une longue piste de ski de fond et des sentiers pour la randonnée en raquettes.
Donner accès au ski aux jeunes
Alain Bosco accorde une importance particulière à l’accès au ski pour les enfants et les jeunes, y compris ceux issus de familles aux revenus modestes. Il considère que ce sport, autrefois populaire, est devenu trop élitiste.
« Je ne joue pas à la victime, personne ne m’y oblige. »
Alain Bosco
L’exploitation saisonnière du domaine coûte jusqu’à 60 000 francs suisses. Bosco parvient à couvrir environ la moitié de ce montant grâce aux dons des clients, des communautés environnantes et des entreprises, et prend en charge le reste lui-même. Il estime que les autorités devraient envisager de rendre le ski accessible gratuitement à tous.