Les troubles neurologiques représentent un défi de santé publique majeur à l’échelle mondiale, et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) en sont un contributeur particulièrement préoccupant. Si la rapidité d’intervention est cruciale pour limiter les séquelles, certains types d’AVC se révèlent particulièrement invalidants, voire mortels.
Selon les données disponibles, les AVC constituent la deuxième cause de décès dans le monde, et la principale cause de morbidité. Environ deux tiers des AVC sont d’origine ischémique, c’est-à-dire liés à un blocage d’une artère cérébrale. Bien que ne représentant que 20 % des AVC ischémiques, les occlusions de gros vaisseaux sont responsables de 60 à 90 % des cas de dépendance ou de décès post-AVC, soulignant ainsi leur impact disproportionné sur la société.
Le principe fondamental du traitement des AVC aigus repose sur la restauration rapide du flux sanguin vers les zones cérébrales menacées. Cette approche, connue sous le nom d’hypothèse de la reperfusion, est basée sur le constat que tout tissu cérébral privé d’oxygène suite à une obstruction artérielle risque de subir des dommages irréversibles. La survie des neurones dépend donc de la vitesse à laquelle le sang peut à nouveau irriguer la zone à risque, appelée pénombre ischémique. C’est pourquoi, dans le domaine des AVC, on insiste tant sur l’importance du temps : « le temps, c’est le cerveau ».
En résumé, la prise en charge rapide et efficace des AVC, en particulier ceux causés par des occlusions de gros vaisseaux, est essentielle pour minimiser les conséquences neurologiques et améliorer le pronostic des patients.
