Publié le 27 décembre 2025 à 14h25. L’aéroport international du Caire conserve sa position de plaque tournante aérienne la plus fréquentée d’Afrique, tandis que le continent connaît une augmentation globale de la capacité des compagnies aériennes, portée par une forte demande touristique au Maroc.
- Le Caire a traité environ 1,7 million de sièges au départ en décembre, soit une augmentation de 7,8 % par rapport à décembre 2024.
- Johannesburg et Addis-Abeba confirment leur rôle d’hubs majeurs reliant l’Afrique au reste du monde.
- Casablanca et Marrakech affichent la croissance la plus rapide parmi les dix principaux aéroports africains.
De nouvelles données fournies par la société d’analyse aéronautique BVG révèlent une croissance généralisée du transport aérien en Afrique, mais concentrée sur un nombre limité d’aéroports. En décembre 2025, le continent devrait accueillir un total de 25,2 millions de sièges, soit une augmentation de 6,8 % par rapport à la même période l’année précédente.
L’Égypte, et plus particulièrement son aéroport international du Caire, se confirme comme le principal marché aérien africain. Avec environ 1,7 million de sièges proposés au départ au cours du mois de décembre, l’aéroport a enregistré une hausse de 7,8 % par rapport à décembre 2024, consolidant ainsi sa position de leader.
Les hubs d’Afrique australe et orientale maintiennent également une position solide, reflétant l’importance des voyages intérieurs et des liaisons régionales. Johannesburg et Addis-Abeba, en particulier, continuent de jouer un rôle crucial dans la connexion de l’Afrique aux destinations internationales.
Le Maroc se distingue par une croissance particulièrement rapide. Casablanca et Marrakech ont enregistré l’expansion la plus significative parmi les dix principaux aéroports du continent, témoignant d’une forte demande touristique et d’une augmentation des programmes aériens vers l’Afrique du Nord.
À l’inverse, l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi affiche une capacité stable, suggérant une période de consolidation plutôt que d’expansion. Cette situation contraste avec la dynamique observée dans d’autres régions du continent.
En ce qui concerne les types de transporteurs, les compagnies aériennes traditionnelles dominent toujours le marché, assurant près des quatre cinquièmes de la capacité totale. Cependant, les compagnies à bas coûts connaissent une croissance plus rapide, augmentant leur offre de sièges de 9,9 % sur un an pour atteindre 5,2 millions de sièges, ce qui reflète une sensibilité accrue des voyageurs aux prix.
Au niveau national, l’Égypte reste le plus grand marché de l’aviation en Afrique, avec environ 3 millions de sièges prévus pour décembre. La Tanzanie affiche la croissance la plus rapide, avec une augmentation de capacité de 20,1 %, suivie du Maroc et de l’Algérie, tous deux bénéficiant de l’essor du tourisme.
Ces tendances révèlent un continent en mouvement, où les aéroports établis consolident leur position tandis que certains marchés émergents connaissent une croissance rapide. La capacité aérienne africaine évolue donc avec prudence et continuité, façonnée par les infrastructures, les considérations économiques et une planification stratégique des compagnies aériennes.
En cette période de fêtes de fin d’année, alors que les passagers se rendent aux réunions familiales et que les membres de la diaspora rentrent chez eux, les aéroports africains sont plus que de simples plaques tournantes de transport : ils sont des lieux de retrouvailles, de connexion et de partage de traditions.
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