Un million de documents supplémentaires liés à Jeffrey Epstein, le financier américain condamné pour exploitation sexuelle de mineures, vont être rendus publics. Cette annonce relance les interrogations sur l’étendue de son réseau et les potentielles implications pour d’autres individus.
Le ministère de la Justice américain (DOJ) a confirmé qu’il examine actuellement ces 1 million de documents, reçus du bureau du procureur américain pour le district sud de New York et du FBI. Le DOJ précise que le processus d’examen, en raison du volume considérable de ces fichiers, pourrait prendre encore plusieurs semaines.
Ces documents s’ajoutent aux 1,7 million déjà recensés dans le dossier Epstein-Maxwell, comme l’a souligné le représentant républicain du Kentucky, Thomas Massie, sur le réseau social X (anciennement Twitter) : « Aujourd’hui, le DOJ affirme que le dossier Epstein-Maxwell dépasse 1,7 million de documents. Et ils s’attendent toujours à ce que vous croyiez que cela implique seulement deux coupables. »
L’administration précédente, celle de Donald Trump, avait déjà été critiquée pour sa gestion de la publication de ces documents, notamment pour le manque de transparence concernant les raisons des suppressions effectuées. Le DOJ a indiqué avoir procédé à des suppressions importantes, destinées à protéger les victimes d’Epstein.
Parmi les documents examinés figurent des fichiers vidéo et des notes dont l’authenticité n’a pas été établie à ce stade. Le DOJ n’a fourni aucune information sur la nature de ces fichiers, ni sur leur éventuelle pertinence pour l’enquête.
Jeffrey Epstein, reconnu coupable de délits sexuels en 2008, s’est suicidé en prison en 2019, suscitant des inquiétudes quant à la possibilité que la justice ne soit pas rendue à ses victimes. Sa complice, Ghislaine Maxwell, a également été condamnée pour son rôle dans ce réseau d’exploitation sexuelle.