Home DivertissementTout le monde est « chrétien » lorsqu’il regarde des films d’horreur

Tout le monde est « chrétien » lorsqu’il regarde des films d’horreur

by Antoine Girard

Publié le 26 octobre 2025 15:57:00. Le nouveau film d’horreur Le Téléphone noir 2 explore des thèmes religieux de manière inattendue, selon ses créateurs, qui estiment que le genre de l’horreur crée un terrain fertile pour aborder des questions spirituelles.

  • Le réalisateur Scott Derrickson et le co-scénariste C. Robert Cargill, tous deux chrétiens, intègrent ouvertement des croyances et des réflexions sur la nature du bien et du mal dans le film.
  • C. Robert Cargill affirme que le public, en regardant un film d’horreur, adopte inconsciemment une perspective chrétienne face aux forces obscures à l’œuvre.
  • Derrickson espère que cette exploration de la foi apportera une dimension positive et émotionnellement riche au film, souvent absente des productions horrifiques contemporaines.

Le Téléphone noir 2 ne se présente pas comme un film ouvertement religieux au sens traditionnel du terme, mais ses créateurs n’ont pas hésité à aborder des questions de foi et de spiritualité. Scott Derrickson et C. Robert Cargill, qui ont déjà collaboré sur les films The Black Phone, Sinister et Sinister 2, se sont exprimés sur leur volonté d’explorer la nature de l’enfer et la distinction entre une véritable foi et une hypocrisie religieuse.

Conscient du risque d’aliéner une partie du public en abordant un sujet aussi personnel que la religion, C. Robert Cargill a une vision singulière : il estime que le genre de l’horreur prédispose naturellement les spectateurs à une forme de croyance.

« Dès qu’un public s’assoit pour regarder un film d’horreur, tout le monde dans ce public est chrétien. S’il y a un démon dans le film, tout le monde dit immédiatement : Oui, la lecture de la Bible peut le chasser. Oui, l’enfer est un endroit réel. Oui, bien sûr, le diable peut féconder une femme, on peut avoir un enfant du diable. Cela est tout à fait logique. Et puis ils se lèvent et laissent tout là, dans la salle de cinéma. »

C. Robert Cargill, co-scénariste

Dans cette optique, Cargill et Derrickson ont estimé qu’ils pouvaient aborder le christianisme de manière plus directe dans la suite de Le Téléphone noir que dans le premier film. Ils pensent que l’horreur, en raison de son ancrage culturel, permet d’explorer ces thèmes avec une liberté que d’autres genres ne permettraient pas.

« Peu importe votre religion lorsque vous vous asseyez avec un film d’horreur. Le christianisme est ancré dans notre horreur au point que les gens comprennent et reconnaissent les règles, alors nous savions que nous pouvions simplement le dire à voix haute. »

C. Robert Cargill, co-scénariste

Scott Derrickson ajoute que cet élément chrétien confère au film une positivité rare dans le cinéma d’horreur moderne. Il estime que l’horreur est devenue un genre capable d’aborder des thèmes profonds et émotionnels, et qu’il souhaitait explorer des sentiments d’espoir qui étaient moins présents dans les films d’horreur il y a quelques années.

Pour Derrickson, l’attrait du cinéma d’horreur réside dans sa capacité à explorer les « grands sentiments de peur et d’amour ». La peur de l’enfer et des créatures infernales, représentées dans Le Téléphone noir 2, est au cœur du film, tout comme l’amour fraternel entre les protagonistes, Finn (Mason Thames) et Gwen (Madeleine McGraw). Il conclut : « Il y a donc beaucoup de beauté dans l’horreur et la terreur de faire un film sur un tueur d’enfants sadique revenu d’entre les morts. »


Le Téléphone noir 2 est en salles dès maintenant.

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